[LE RÉSUMÉ] L’information, propriété privée ?

Découvrez l’essentiel de la conférence : « L’information, propriété privée ? » Animée par Dominique Gerbaud, ancien Président de RSF. Invités : Aude Lancelin auteur de « Le Monde libre », édition des liens qui libèrent et Laurent Mauduit, auteur de « Main basse sur l’information, éditions Don Quichotte.

LES ENJEUX

Depuis plusieurs années, plusieurs milliardaires ont racheté des groupes et des titres de presse. Cette pratique peut présenter des dérives : dilution ou changement de la ligne éditoriale, journalistes censurés et contestation réduite. Aujourd’hui, certains journalistes n’hésitent pas à claquer la porte des rédactions.

ILS ONT DIT

Aude Lancelin : « J’ai vécu, une expérience de lutte, extrêmement rassurante humainement. Elle n’était pas politisée. Elle se dressait contre les actionnaires. Mais elle était également désespérante collectivement. Nous avons compris que les chartes éthiques ne nous protégeaient pas. Le capital continue d’avancer. Ces textes ne sont que des paroles. »
Laurent Mauduit : « Quand Matthieu Pigasse a racheté Le Monde en 2009, il rêve d’asservir le journal pour porter la candidature de Dominique Strauss-Khan à la présidentielle. C’était contraire à l’idée des fondateurs du journal. »

À RETENIR

Le rachat de titres de presse ont pu être fait en raison d’un contexte économique délicat mais aussi grâce aux relations que certains d’entre eux entretiennent avec certains hommes politiques. La grève à Itélé a montré que des journalistes pouvaient se soulever. Mais les rédactions doivent obtenir un statut juridique, des droits moraux et ainsi protéger son intégrité. Internet peut également apparaître comme un appel d’air pour la liberté.

Bastien Bougeard

Nos Facebook live : « C’est quoi le journalisme dans dix ans ? »

À travers neuf vidéos de journalistes issus de différents médias, une même question : dans dix ans, à quoi ressemblera l’information de votre média/pays ?

David Carzon est le directeur adjoint de la rédaction de Libération. La question : « comment va évoluer votre quotidien d’ici à dix ans ? »


Nassira El Moaddem est la rédactrice en chef du Bondy Blog. Ce pure player « raconte les quartiers populaires et fait entendre leur voix dans le grand débat national ». La question : « quelle diversité dans les médias dans dix ans ? »

Éric Mettout est le directeur adjoint de la rédaction de l’hebdomadaire L’Express. La question : « où en sera L’Express dans dix ans ? »

Hicham Mansouri est un journaliste originaire du Maroc. Depuis avril 2016, il s’est exilé en France, à la Maison des Journalistes, à Paris. La question : « quel journalisme dans dix ans au Maroc ? »

Raphaël Garrigos est l’un des fondateurs du pure player LesJours.fr. La question : « comment imaginez-vous LesJours.fr dans dix ans ? »

Aurore Gorius est une journaliste d’investigation en free-lance. Elle a notamment collaboré avec le site LesJours.fr. La question : « à quoi ressemblera le journalisme d’investigation dans dix ans ? »

Francis Morel est le directeur général du groupe Les Échos et Le Parisien-Aujourd’hui en France : La question : « ce sera quoi, informer dans dix ans ? »

Laurent Guimier est le directeur de la rédaction de France Info. La question : « à quoi ressemblera la radio chez vous dans 10 ans ? »

Jérôme Fenoglio est le directeur du Monde. La question : « quel avenir pour votre quotidien dans dix ans ? »

Vidéos et article réalisés par Naïla Derroisné et Mathilde Errard.

 

 

[LE RÉSUMÉ] « L’ODI présente son rapport annuel : « l’information au cœur de la démocratie »

Découvrez le résumé de la présentation du rapport annuel de l’Observatoire de la déontologie de l’information (ODI).

Patrick Eveno. Photo : Simon Bolle

 

Animé par Patrick Eveno, président de l’ODI. Avec Michèle Léridon, directrice de l’information à l’Agence France Presse, Marcel Desvergne, président de l’association des lecteurs, internautes et mobinautes de Sud-Ouest.

 

LES ENJEUX

La tension s’est accrue entre les médias et les politiques. Entre post-vérité, fake news et propagande, l’ODI estime que les médias doivent prendre le dessus sur cette situation avec leurs armes professionnelles. La déontologie est l’une d’entre elle.

 

ILS L’ONT DIT

Michèle Léridon : « L’année 2016 a été marquée par l’élection de Donald Trump. Ça a entraîné un mea culpa de la part des médias. À l’Agence France Presse (AFP), nous avons lancé une réflexion dans toute la rédaction pour tirer les leçons de l’élection. Dans les enseignements, nous avons remarqué qu’il y avait un retour aux fondamentaux, à l’impartialité, à la prudence. Il faut privilégier le travail sur le terrain. »

Marcel Desvergne : « Il y a quelque chose de très important, c’est la notion de confiance. J’ai été président de la société des lecteurs du Monde et j’ai vu que les questions autour de la confiance ne se sont jamais posées. On a traité des questions liées au traitement de l’actualité mais nous n’avons jamais fait de réunion sur les problèmes déontologiques. »

À RETENIR

La tendance constatée lors de l’année écoulée est qu’il y a une pression croissante de certaines institutions. Certaines cherchent à brider l’information au nom d’un intérêt économique par exemple. Pour cela, l’ODI estime que les politiques et les pouvoirs publics doivent garantir aux journalistes le libre exercice de leur profession. Mais l’observatoire estime qu’il est urgent de retisser les liens qui unissent les médias à la société. Les journalistes doivent réaffirmer le respect des faits contre les mensonges, les manipulations et autres propagandes toxiques tout en rappelant que le journalisme est une composante essentielle de la société démocratique.

Bastien Bougeard

[LE RÉSUMÉ] « Fact-checking, contournements politiques et enjeux de vérité »

Découvrez le résumé de l’atelier : « Fact-checking, contournements politiques et enjeux de vérité ».

En cette période de campagne électorale, le fact-checking est plus que tout au centre des rédactions. Photo : Lucie Martin

 

Animé par Jérémie Nicey, équipe de recherche Prim, Université de Tours. Sont intervenus Jason Reifler, lab, CEmaP, Université d’Exeter, Laurent Bigot, lab. CARISM, IFP/Université Panthéon-Assas, Pascal Froissart, lab. CEMTI, Université de Paris 8 et Pauline Moullot, journaliste, Désintox, Libération.

 

LES ENJEUX

Le fact-checking peut paraître neuf alors qu’il revient au fondement du journalisme. Régulièrement utilisé pour vérifier la véracité des déclarations, il est aujourd’hui détourné par les politiques qui innovent pour répondre à cette vérification des faits. Certains candidats à la présidentielle ont même leurs propres cellules de fact-checking.

 

CE QU’ILS ONT DIT

Jason Reifler : « Une question est apparue : est-ce que le fact-checking améliore les connaissances des votants ? Des sondages ont prouvé que oui. Mais les gens étaient différemment touchés. Ceux qui s’intéressent peu à la politique ont eu l’impression d’avoir de meilleures connaissances. D’autres étaient plus réticents. »

Laurent Bigot : « Le travail des services de fact-checking n’est pas forcément repris ni par les autres médias ni par leur propre rédaction. Les fact-checkers n’ont donc aucune chance de convaincre tout le monde. Par ailleurs, le ton qu’ils emploient parfois fait qu’ils ne peuvent convaincre que les convaincus, en tout cas jamais les militants du même bord politique que la personnalité fact-checkée. »

Pascal Froissart : « Nous nous sommes indignés des fake news de Donald Trump. Tout le monde s’est énervé pendant dix jours en se demandant pourquoi croire quelqu’un qui dit des choses fausses. Mais en vrai, pendant tout ce temps, il a atteint son objectif, il a muselé l’opinion publique à coup de fake news. »

Pauline Moullot : « Beaucoup de partis politiques réalisent eux-mêmes du fact-checking. Mais cela n’a rien à voir avec nos pratiques du fact-checking journalistique. On le voit dans les débats : quand les équipes de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon disent qu’ils vérifient « L’Emission politique » de France 2, elles ne font que s’en prendre à leurs opposants et produisent des contenus partisans. »

 

À RETENIR

Aujourd’hui, les politiques s’approprient le fact-checking et l’utilisent contre les journalistes pendant des débats. Certains mettent au point des stratégies pour ne pas s’exposer au fact-checking. Mais cette pratique a permis aux journalistes de reprendre la main sur le contrôle de l’information et également regagner en crédibilité. Mais ils doivent faire face aux méthodes de contournement des responsables politiques.

Bastien Bougeard

Pour aller plus loin :

[ENQUÊTE] En revenir aux faits ?

[PORTRAIT] À l’aise, Franck Annese

Intuitif, décontracté, curieux… Depuis 2003, Franck Annese, le patron du groupe So Press, secoue la presse magazine. Ses titres affichent une santé insolente.

« Je pense que les formats longs sont le rythme de demain. Les quinzomadaires possèdent un important pouvoir de contre-culture. » Photo : Patrice Normand

 

« Un cerveau bouillonnant » (Télérama),  « Drôle, charismatique, gentiment provoc » (Les Inrockuptibles),  « L’oeil rieur et la barbe folle » (L’Obs), « Décalé, passionné, gonflé, rusé » (Libération)… Lui, c’est Franck Annese, « Francky » pour les intimes. L’homme qui, en vendant sa voiture, a fait naître un groupe de presse. Tout commence en 2003, quand ce diplômé d’école de commerce lance un mensuel de football,  So Foot, avec Guillaume Bonamy et Sylvain Hervé. « Je voulais fonder ma maison de disques, se souvient-il. Comme je n’avais pas les moyens, j’ai créé des magazines. Ça me faisait marrer. » Ce qui relevait, à l’origine, d’un pari insensé entre amis allait prendre une toute autre dimension.

 

Cool mais exigeant

Doolittle (enfance) en 2010, Pédale ! (cyclisme) en 2011,  So Film (cinéma) en 2012, suivis de Society et de Tampon (rugby) il y a deux ans, puis de The Running Heroes Society (course à pied) en 2016. En quatorze ans, la famille So Press s’est considérablement agrandie. Et la formule séduit. « On ne se pose pas de questions éditoriales. Tout est intuitif. Il faut se faire plaisir », insiste Franck Annese. À l’heure où la presse écrite traverse une crise sans précédent, ses titres naviguent à contrecourant. Au total, plus de 220 000 exemplaires du groupe s’écoulent chaque mois. Un vent de fraîcheur indéniable. « Il n’y a pourtant pas eu de révolution. On est étonné de choses qui ne semblent pas surprendre les journalistes classiques, alors que ces sujets intéressent les gens. » Si So Press se démarque de ses concurrents dans les kiosques, c’est par son style. Décalé et drôle, à l’image de son gérant. « Franck est à la fois cool et exigeant. C’est quelqu’un qui inspire le respect, témoigne Pierre Maturana, rédacteur en chef de SoFootJ’ai tout de suite adhéré à sa vision du travail. De patron, c’est devenu un pote. » Malgré un passage amer à la quarantaine en 2017, Franck Annese conserve une passion intacte pour les magazines. Il est un des rares patrons de presse à croire en l’avenir du papier, même s’il dresse un état des lieux « catastrophique » : « On souffre de plus en plus, concède-t-il. Par contre, je pense que les formats longs sont le rythme de demain. Les quinzomadaires, surtout, possèdent un important pouvoir de contre-culture. Comme les ventes de vinyles, qui ont dépassé celles des téléchargements. » Sa notoriété lui a valu de remporter le titre d’entrepreneur de presse de la décennie, en novembre 2016. « C’est gentil, mais ça n’a pas changé ma vie », lance celui qui écrit aussi des textes pour des cérémonies, des émissions et des humoristes. So Press comporte également une société de production, un label musical et une structure événementielle.

 

Le sens du collectif

Journaliste ? Entrepreneur ? Avec son look de hipster, Franck Annese est habitué à changer de casquette. « Je me considère comme un meneur de jeu, qui doit donner des passes décisives et marquer des buts au bon moment. L’objectif est de faire jouer tout le monde de la manière la plus cohérente et esthétique possible. » Ce qui ne l’empêche pas de se préparer au pire. « Je n’aurais aucun mal à faire mourir un de mes titres. »

Simon Bolle

[LE RÉSUMÉ]
« Francophonie online :
des médias à découvrir »

Retrouvez l’essentiel de la conférence : « Francophonie online : des médias à découvrir ».

Lors de la conférence sur les médias francophones, les différents intervenants ont exploré des pistes pas encore exploitées par leurs homologues français. Photo Martin Esposito

 

La conférence était animée par le journaliste Alain Le Gouguec. Sont intervenus Gabrielle Brassard-Lecours, cofondatrice de Ricochet, Malek Khadraoui cofondateur et directeur de la publication d’Inkyfada, Mariève Paradis, rédactrice en chef de Planète F et Patrick Vallelian directeur général et rédacteur en chef de Sept.info.

 

LES ENJEUX

Tous les médias francophones font face à des mutations de leur lectorat. Mais tous rivalisent en créativité pour attirer leurs lecteurs, entre formats différents et nouvelle manière de proposer l’information. Quatre représentants de médias francophone en ligne sont venus présenter leurs créations et leurs visions.

 

CE QU’ILS ONT DIT

 

Malek Khadraoui : « Nous sommes des médias qui avons les même âge et la dimension graphique est au coeur de nos projets. Chez Inkyfada, nos graphistes participent aux conférences de rédactions et travaillent avec nos rédacteurs. C’est une culture spécifique à notre site. »

Patrick Vallelian : « Nous allons à contre-courant de ce qui se fait sur le web. Nous proposons des formats long alors qu’il vaut mieux que ce soit court. Nos lecteurs doivent payer alors que certains estiment qu’il faut proposer des contenus gratuits. Mais nous, nous avons décidé également avec notre site web de créer un mook, cela permet de faire un parallèlle entre notre site et nos rares productions sur papier. »

Mariève Paradis : « Je suis également la directrice de mon site. Mais je remarque une chose, c’est que les journalistes ont fui le champ du marketing. Nous avons l’impression que les journalistes ne veulent pas faire ce travail et qu’ils privilégient plus le contenu. Or c’est à eux de vendre ce qu’ils font. »

Gabrielle Brassard-Lecours : « Au Québec, nous avons remarqué qu’il y avait seulement quelquels médias qui maintenait une certaine homogénéité. Chez Ricochet, nous ne demandons pas à ce que les gens appliquent des ordres, mais plutôt qu’ils aient un esprit critique sur le sujet qu’ils veulent traiter. »

 

CE QU’IL FAUT RETENIR

 

Les représentants des nouveaux médias francophones estiment qu’il faut changer les formats sur le web. Il faudrait préférer la slow information. Mais il pense que les journalistes ne doivent pas s’enfermer et faire simplement du contenu, et également faire un peu de marketting car c’est à eux de vendre leurs articles. Enfin, sur la manière de présenter l’information, il faut innover dans les formats et privilégier plus d’initiatives comme la réalité augmentée, ou encore privilégier un peu plus l’utilisation du son.

Bastien Bougeard

[DÉCRYPTAGE] Journalistes réseaux sociaux chez France Info : mi-actu, mi-Twitter

Les journalistes community manager sont de plus en plus présent dans les rédactions. Photo : Martin Esposito

Ils sont de plus en plus présents au sein des rédactions. Les journalistes community manage  alimentent les réseaux sociaux des différentes journaux. Au sein de la chaîne France Info, ce métier a pris une place importante.

Un éclair blanc dans un cercle rouge estampillé du logo France info apparaît dans votre timeline twitter. Intrigué vous cliquez. #Troadec Les recherches pour trouver les corps de la famille ont repris en présence du suspect dans sa ferme du Finistère (procureur). Tous ces tweets et posts, qu’ils soient humoristiques, informatifs ou encore une réponse à une question d’un internaute, ils sont le fruit d’un nouveau type de journaliste. Le journaliste réseaux sociaux.

Mais qu’est-ce qu’un journaliste réseaux sociaux ? Ce nouveau métier est un dérivé du community manager. Et qu’est-ce qu’un community manager ? Si on s’en tient à la définition du dictionnaire, son rôle est de fédérer et animer des communautés d’internaute pour le compte d’une entreprise, d’une marque etc. Dans le but d’attirer de nouveaux clients. En somme de la communication.

« Nous préférons l’appellation journaliste réseaux sociaux, précise Jullian Colling qui travaille chez France info. Nous sommes avant tout journaliste. » Yann Schreiber est également journaliste réseaux sociaux pour la chaîne d’information du service public. « C’est une conception différente du métier de journaliste. Nous nous appuyons sur les productions de France info. Nous essayons de trouver un angle ou une accroche qui s’adapte sur les réseaux sociaux avec des sons, ou des vidéos utilisé pour un reportage qui a été diffusé. » Désormais incontournable dans le milieu de l’information, les réseaux sociaux sont une source de trafic capitale pour les médias. Chez France info, on a tenu à mobiliser le plus de moyens possibles sur les réseaux. « Nous sommes une équipe de quatre journaliste, explique Yann Schreiber. Moi par exemple je fais beaucoup de desk, mais nous avons des équipes qui font régulièrement des Facebook live par exemple. » Ce métier très récent au sein des rédactions est appelé à se développer. « De plus en plus de rédactions découvrent les différents aspects des réseaux sociaux. »

« Il y a beaucoup de try and fail (rires). Mais le poste de journaliste réseaux sociaux est amené à se développer rapidement. » Avec l’évolution des réseaux sociaux, ce profil de journaliste deviendrait très recherché par les rédactions. De là à être incontournable dans les rédactions ? Yann Schreiber préfère botter en touche. « Si on suit le cours actuel en matière de digitalisation de l’information, alors ces postes sont amenés à se multiplier et à devenir incontournable. Mais peut être que dans dix ans twitter n’existera plus et on pourra parler avec notre frigo, rigole-t-il. Les audiences continueront de se déplacer dans les dix prochaines années en fonction des différentes inventions. Faire des projections sur dix ans me semble très compliqué. » Julian Colling admet que de plus en plus de postes de journalistes réseaux sociaux vont faire leur apparition. Mais comme ces outils « sont le premier vecteur d’information, donc tout le monde mise sur Facebook et Twitter pour faire passer l’information au plus vite. Nous pouvons perdre en fiabilité. Il ne faut pas tout miser dessus et mettre les réseaux sociaux sur un piédestal. Le reportage reste important, au même titre que la presse écrite. »

Bastien Bougeard

[INSTANTANÉ] Rencontre avec un journaliste installé à Alep

Youcef Seddik est journaliste à Alep (Syrie). Etudiant la littérature à l’Université de Damas, il avait été chassé de la capitale pour sa participation à des manifestations pacifiques. Réfugié à Alep, il devient fixeur, puis participe à la création du centre de presse d’Alep dont il occupe le poste de directeur depuis 2013. Il nous explique les difficultés d’être journaliste au coeur de la guerre civile syrienne.

 

[ENQUÊTE] Financement participatif :
à l’aide, citoyens !

Quand les médias manquent d’argent pour subsister ou se créer, beaucoup font appel à la générosité publique via le crowdfunding. Suffisant ? Pas si sûr.

Depuis février, Alternatives Economiques a lancé une campagne de crwfunding par "palier". Plus de 73 000 € ont déjà été récoltés. Crédit : Victorine Gay.

Depuis février, Alternatives Économiques a lancé une campagne de crowdfunding par « palier ». Plus de 73 000 € ont déjà été récoltés. (Photo : V. Gay.)

(suite…)

[EN PLATEAU] Charles-Henry Groult, du Quatre Heures

Co-fondateur du site de longs formats multimédias Le Quatre Heures, Charles-Henry Groult, 28 ans, s’est lancé sans passer par le financement participatif. Il prévoit toutefois de mettre en place une campagne de crowdfunding dans quelques mois pour lancer la deuxième version de son site. Une initiative sans garantie, mais plutôt efficace en ce qui concerne les projets journalistiques.

(suite…)