La jeunesse africaine en faveur d’un « renouvellement des médias »

Les jeunes de l’ONG Enactus sont aux Assises, dans le cadre d’un partenariat.

A l’occasion de la conférence “comment les médias peuvent-ils encore séduire les jeunes ?”, nous avons demandé à des étudiants présents aux Assises, ce qu’ils pensent du paysage médiatique traditionnel, et ce qu’ils en attendent à l’avenir.

La jeunesse prend le pouvoir dans le paysage médiatique. C’est le cas du côté du site internet StreetPress, où la moyenne d’âge de la rédaction s’élève à 26 ans. Crée en 2009, le média français a su faire son trou, avec un adage : « on écrit les articles et on réalise les documentaires que l’on a envie de lire », comme l’explique Johan Weisz-Myara, journaliste de Streetpress. De l’autre côté de la Méditerranée, les initiatives se multiplient également. Mantchini Traoré, jeune malienne, est à l’origine de l’émission « Instant Thé », diffusée sur la télévision publique nationale. Et la productrice compte bien modifier le paysage médiatique traditionnel : « demandez aux jeunes ce qu’ils veulent, allez auprès d’eux, vous verrez ! » Cela tombe bien, c’est la question que nous sommes allés poser à six jeunes de 15 à 25 ans, tous présents aux Assises.

Aïcha Khoufi (Bénévole à l’ONG Enactus, 20 ans) : « Peut-être qu’il faudrait changer les sujets, qu’on parle moins de politique par exemple. »

Takwa Ben Halima (Membre du 25-21 Project, 18 ans) : « Honnêtement, je suis un peu désespérée de nos médias… En Tunisie, on ne trouve que les vraies informations sur Facebook. Nos chaînes nationales diffusent des mensonges, tout est caché. »

Henri Dumont (Bénévole à l’ONG Enactus, 25 ans) : « S’informer via la télévision c’est dépassé. Il faudrait une application mobile qui envoie des notifications en fonction de préférences qu’on aurait donné auparavant. »

Dorra Moalla (Bénévole à l’ONG Enactus, 19 ans) : « À la télévision, on ne trouve que des sujets politiques, des crises, ce qui est négatif… Sur internet on peut trouver des opportunités, des choses qui pourront être utiles à tout le monde. Il faudrait que les médias parlent plus de ce qui touche les jeunes. »

Ismaël Damak (Bénévole à l’ONG Enactus, 19 ans) : « Je pense qu’il faut cibler les jeunes. La télévision n’a pas évolué, elle ne touche plus les jeunes. Maintenant, ils sont touchés par les réseaux sociaux. »

Farès Amri (Bénévole à l’ONG Enactus, 23 ans) : « Il faut travailler sur les sujets qui intéressent les jeunes : la musique ou les blogueurs par exemple. En Tunisie, la politique c’est quelque chose de fou. C’est quelque chose d’impossible à comprendre, on ne peut pas en discuter. C’est réservé aux présidents, aux ministres… À ceux qui s’intéressent à la politique. »

Elise Pontoizeau

Les femmes journalistes à la conquête de leurs droits

Vendredi, lors de la conférence intitulée « Un journalisme utile aux femmes », une photojournaliste yezeri témoignait. Photo : Marie Jansen

En Tunisie, les femmes journalistes constituent aujourd’hui plus de 50 % de la profession. De plus en plus nombreuses à intégrer l’Institut de presse et des sciences de l’information (Ipsi), elles sont 70 % à entrer sur le marché du travail diplômées. Un record.

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Les 9 choses à retenir des Assises de Tunis

A l’issue de ces Assises, le bilan semble positif du côté de l’organisation. Avec une belle affluence pendant trois jours, l’événement semble avoir répondu aux attentes. Voici les neuf choses à retenir de cette première édition.

C’est une première édition réussie. Les Assises du journalisme qui se sont tenues du 15 au 17 novembre à Tunis – une première hors de France – ont rencontré un succès tant du côté des professionnels que des particuliers qui ont arpenté pendant ces trois jours les allées de la Cité de la Culture. Des principales thématiques abordées à l' »appel solennel », voici les neuf choses à retenir de cet événement qui connaîtra une deuxième édition en 2020.

 

1. La question des migrants au cœur de l’actualité

La rencontre a été très représentative de l’objectif de ces Assises : montrer les problématiques communes entre les journalistes de différents pays. On peut ainsi souligner l’utilité du débat d’ouverture, qui a rendu possible la confrontation de plusieurs points de vue.

Retrouvez ici l’interview d’Alessandra Coppola, autour de la conférence : « Médias et migrants, quel regard de chaque côté de la Méditerranée ? »

2. Des acteurs variés

Au delà des journalistes, les Assises sont aussi un lieu de rencontre entre les différents acteurs qui font l’actualité. Une conférence a fait la part belle aux startupers, blogueurs et youtubeurs. La question de la relation entre les ONG et les journalistes a également été posée. En résumé, l’événement tente de s’éloigner d’un corporatisme qui peut parfois toucher les journalistes.

Retrouvez ici l’article autour de la collaboration entre les ONG et les journalistes

3. S’informer sur les nouveautés pour les journalistes

Drones, caméras à 360°, réalité virtuelle… L’événement permet de voir et de comprendre les nouveaux outils utilisés dans les rédactions. Les pratiques journalistiques novatrices, comme le fact-checking, ont également été au cœur de certains débats.

Retrouvez ici l’interview avec Peter Cunliffe-Jones, créateur du site de fact-checking Africa Check, et là l’article sur l’utilisation des drones sur les zones de guerre par les journalistes.

4. Un événement mondial

Avec 500 journalistes et trente pays représentés, cette première édition des Assises de Tunis fut un lieu de rencontre unique pour les acteurs du monde de l’information. Comme l’explique Jérôme Bouvier, il n’y a « pas de frontière entre les journalistes. Ils font un même métier, et partagent les mêmes valeurs. »

Retrouvez ici l’interview de Jérôme Bouvier

5. La Cité de la Culture

La Tunisie s’est présentée sous son meilleur jour en accueillant journalistes, conférenciers et visiteurs au sein de cet immense bâtiment. Et malgré le débat qu’a pu susciter sa construction, la majorité des participants aux Assises semblaient plus impressionnés qu’autre chose. Un bon point pour la Cité de la Culture, ouverte il y a quelques mois.

Retrouvez  ici l’article sur la Cité de la Culture, un projet titanesque qui suscite le débat

6. La parole à monsieur Tout-le-monde

Ces assises auront également été l’occasion d’entendre les plus discrets. De nombreux ateliers mettant en avant le journalisme citoyen se sont tenus durant ces trois jours d’Assises. Une initiative louable, tant ces personnes sont habituellement considérées comme des soldats invisibles de l’information.

Retrouvez ici l’article sur les blogs citoyens, ces supports qui donnent la parole à ceux qui ne l’ont pas

7. L’éducation au cœur de l’événement

Ces Assises ont mis en lumière les étudiants et les formateurs. D’une part, l’Ecole publique de journalisme de Tours (Epjt) et l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI) ont couvert l’événement pendant trois jours, publiant leur contenu sur le magazine La Feuille, mais aussi via leur site internet. D’autre part, de nombreux professeurs ont donné des conférences, notamment sur l’utilité de sensibiliser les jeunes aux médias.

Retrouvez ici la vidéo croisée entre Nicolas Sourisce, directeur de l’école de journalisme de Tours, et Hamida el Bour, directrice de l’IPSI

8. Il y aura un épisode 2

En clôture des Assises internationales du journalisme de Tunis, les organisateurs ont annoncé qu’il y aurait bien une deuxième édition de ce rendez-vous journalistique. Il aura lieu en octobre 2020, toujours à Tunis donc. On ne connaît en revanche pas, pour l’heure, le lieu précis de l’événement.

Retrouvez ici l’article sur la clôture de ces Assises

9. « L’appel solennel » des journalistes en clôture des Assises

Lors de la dernière conférence, les journalistes ont adressé un « appel solennel » aux « dirigeants politiques, aux responsables économiques, aux représentants des syndicats, aux associations et à la société civile. » Ils demandent que la liberté d’expression et la liberté de la presse soient défendues dans leurs pays comme un bien fragile et précieux ».

Dans ce message commun, ils appellent notamment les Etats à « garantir le libre accès aux informations et données publiques » ou encore « la reconnaissance dans tous les pays d’un véritable statut pour les journalistes ».

Retrouvez ici l’appel en intégralité ici

 

« Prendre des engagements sur la durée pour échanger »

Lors de la clôture officielle des Assises de Tunis, Elisabeth Guigou a indiqué son intention d’inscrire cet événement dans la durée, au sein de la capitale tunisienne. Photo : Wikipedia Commons.

Elisabeth Guigou, présidente de la Fondation pour le dialogue des cultures euroméditérranéennes, a souligné la volonté commune d’inscrire ces Assises de Tunis dans la durée. Avec, dès 2020, une deuxième édition.

 

Elisabeth Guigou : « Bravo d’avoir réussi à rassembler autant de journalistes et de professionnels des médias pendant trois jours. La Fondation s’est intéressée aux médias depuis le début car ils sont un vecteur essentiel du dialogue interculturel, ce qui est au cœur de notre mission. Je suis très heureuse de construire un partenariat pour préparer les prochaines Assises d’octobre 2020, afin de soutenir et diffuser votre appel. L’important est de prendre cet engagement sur la durée pour échanger, dans les rôles qui sont les nôtres. »

Recueilli par Clément Argoud

« Beaucoup de projets ont pu naître pendant trois jours »

Avant d’introduire les allocutions officielles, Jérôme Bouvier a dressé en quelques phrases le bilan de cette édition tunisienne 2018. Photo : Lucas Beulin.

Le Président des Assises du journalisme a conclu officiellement cette édition tunisienne et en a dressé le bilan. Rendez-vous est donné en octobre 2020, toujours à Tunis, pour poursuivre la réflexion.

Jérôme Bouvier : « Beaucoup de projets qui ont pu naître pendant trois jours. Les échanges ont été riches et fantastiques. Beaucoup de fleurs ont commencé à s’épanouir. On peut citer la création du réseau de journalistes d’investigation des deux rives de la Méditerranée, celle de Hack/Hackers Euromed, ou encore le partenariat entre l’IPSI et l’EPJT. Nous avons toujours l’utopie de créer un jour une villa Albert Camus du journalisme, qui permettrait d’échanger entre confrères et consœurs francophones. Je tiens à remercier l’Union européenne sans qui la tenue de ces Assises n’aurait pas été possible Nous nous engageons à le poursuivre sur la durée, avec une deuxième édition en 2020. »

Recuilli par Clément Argoud

Photojournaliste, un métier en voie de disparition

Les intervenants de cette conférence étaient tous photojournalistes, et ont exposé leur vision nuancée métier. Photo : Clara Gaillot

« Comment vivre du photojournalisme ? » C’est la problématique que soulevait ce matin cinq photo-reporters. Venus des deux rives de la Méditerranée, ils dressent le portrait d’une profession reléguée au second plan.

Les enjeux

La photographie est un art, oui. Mais surtout une vocation. Et ça, Amira Al Sharif, Zein Al Rifai, Ammar Abd Rabo, Amine Landoulsi et Jean-François Leroy ne diront certainement pas le contraire. Depuis environ une décennie, ces photoreporters pestent contre les smartphones qui envahissent la profession et la « gangrènent » peu à peu. Malgré des conditions souvent précaires, ils se battent pour donner des images aux réalités du monde.

Ce qu’ils ont dit

Amira Al Sharif, photojournaliste yéménite :

« Au Yémen, en tant que photojournaliste, je dois me battre pour tout : avoir des autorisations, recharger mes batteries, sauvegarder mes photos. Mes travaux sont de véritables challenges. »

Zein Al Rifai, photojournaliste syrien :

« Les journalistes n’ont aucun droit en Syrie. Comme dans beaucoup de pays, il y a énormément de difficultés, mais là-bas, c’est une sorte de ‘journalisme d’obligation’. L’absence des reporters étrangers nous a peu à peu encouragés à prendre nos appareils photo pour montrer l’horreur des conflits. Alors c’est sûr, ce n’est pas une profession lucrative, mais nous le faisons pour la cause. »

Amine Landoulsi, photo-journaliste tunisien :

« La question à laquelle nous devons répondre n’est pas ‘comment vivre du photojournalisme ?’, mais plutôt ‘comment survivre ?’. Jusqu’en 2017, je travaillais pour des médias étrangers, puis j’ai été licencié. Avec trois enfants à charge, j’étais dos au mur. Mais à ce moment-là, la Tunisie n’intéressait plus personne. A croire qu’il faut que tout aille mal pour que l’on ait du travail. »

« Je ne comprends pas, ma fille poste sur Instagram de superbes photos et elle ne réclame pas 500 euros »

Ammar Abd Rabo, photojournaliste franco-syrien :

« Je me dis souvent que la photographie va devenir un luxe, qu’elle ne sera accessible qu’aux gens riches. Mais la photographie n’est pas un hobby, c’est un métier. Avant, on partait en reportage, on nous donnait 3 000 euros, en rentrant, on arrivait à vendre nos photos pour 5 000. Aujourd’hui, les reportages coûtent toujours 3 000 euros, mais plus personne ne veut les financer, et on peine à vendre nos travaux pour 2 000 euros. »

« Le problème est bien interne aux rédactions. Maintenant, quand on va voir nos rédacteurs en chef pour proposer un reportage et que le coût est (normalement) élevé, on nous répond : ‘Je ne comprends pas, ma fille poste sur Instagram de superbes photos et elle ne réclame pas 500 euros.' »

Jean-François Leroy, photojournaliste français, fondateur de « Visas pour l’image » :

« Aujourd’hui, les journaux disent qu’ils n’ont plus les moyens quand il s’agit d’envoyer des photographes couvrir une zone de conflit. Par-contre, quand une princesse britannique tombe enceinte, là il y a de l’argent. »

Ce qu’il faut retenir

A l’ère du numérique, le photojournalisme est englouti. Les médias n’investissent plus autant qu’avant dans les talents d’un photographe professionnel. Le seul type de mission qui semble rémunérer correctement ces reporters reste la couverture de conflits. Un constat qui désole les cinq photojournalistes présents ce samedi matin. Ils conseillent aux jeunes qui souhaitent se lancer de persévérer avec « un oeil nouveau et singulier sur l’actualité ».

Clara Gaillot

« Le vote populiste en Italie montre que les journalistes ne sont pas assez écoutés »

Alessandra Coppola était présente, vendredi soir, au débat « Médias et migrants, quel regard de chaque côté de la Méditerannée? » des Assises de Tunis. Photo : Tiffany Fillon

Invitée vendredi du débat « Médias et migrants, quel regard de chaque côté de la Méditerranée ? », la reporter italienne Alessandra Coppola explique à quel point l’arrivée d’un gouvernement anti-immigration en Italie a modifié la manière dont les grands journaux italiens traitent la question migratoire.

 

Alors que, depuis le 31 mai dernier, un gouvernement hostile à la migration dirige l’Italie, avez-vous l’impression d’être utile en tant que journaliste?

Je vis dans un moment de frustration. J’ai impression que ce que les journalistes ont fait pendant toutes ces années n’a pas été utile. Un récent sondage d’opinion a montré que seul 30 % des Italiens savent qu’il y a environ 8% d’étrangers dans leur pays. Les 70% restants surestiment cette proportion. En réalité, il y a plus d’Italiens qui partent à l’étranger que de personnes qui viennent en Italie. Je l’ai écrit, j’en ai parlé dans des débats, j’ai donné des cours dans des écoles pour rétablir la vérité. Le vote populiste en Italie montre que les journalistes ne sont pas assez écoutés.

Depuis sa création en 1876, le journal pour lequel vous travaillez, le Corriere della Sera, a souvent penché du côté du gouvernement. Aujourd’hui, les points de vue de ses journalistes sur l’immigration se distinguent-ils des prises de position du gouvernement italien ?

Notre journal n’est pas idéologique, il propose des opinions plurielles pour que tout le monde s’y retrouve. Le problème, c’est que les populistes ont réussi à faire croire des choses fausses sur l’immigration aux Italiens, en leur faisant peur. C’est à nous, journalistes, de faire un travail rigoureux et indépendant pour décrypter les informations véhiculées par les hommes politiques, notamment sur les réseaux sociaux. Mais, c’est un travail compliqué. Ces discours conviennent aux citoyens qui veulent d’abord lire et écouter ce qu’ils savent et pensent déjà. Le sujet est vraiment pris en otage par le débat politique.

« Je me sens ignorée. J’ai beau écrire des choses, les hommes politiques et les citoyens ne réagissent plus »

Ce gouvernement, très hostile à l’arrivée de réfugiés dans le pays, vous empêche-t-il de traiter la question migratoire en tant que journaliste spécialiste de ce sujet ?

Non, car, j’ai toujours mes sources pour obtenir les chiffres du gouvernement, par exemple, sur les derniers débarquements de migrants. Je ne suis pas non plus censurée par mon journal. Le problème majeur concerne la réception de mes articles. Je me sens ignorée. J’ai beau écrire des choses, les hommes politiques et les citoyens ne réagissent plus.

Quand je suis allée au Liban, j’ai écrit un article sur une famille qui vivait dans la misère et qui n’avait pas tous ses papiers. L’article a sûrement joué un rôle car elle est arrivée une semaine après en Italie. C’est plus difficile maintenant de faire bouger les choses. Et la propagande de l’État n’arrange rien. Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur, vient de recevoir des réfugiés qui sont arrivés en Italie à travers le Niger grâce à l’ONU. Il manipule l’opinion en affirmant désormais qu’il n’est pas contre les réfugiés mais contre les migrants irréguliers.

Les choses ne sont donc pas amenées à évoluer…

Vu la tournure des événements, je pense, qu’à l’avenir, l’Italie va régulariser massivement des migrants. Le gouvernement va pouvoir dire qu’il a réduit le nombre de migrants et trouvé des solutions pour régler cette problématique. Nous, les journalistes, allons devoir traiter ce changement de politique. Autant dire que j’ai encore beaucoup de travail.

Propos recueillis par Tiffany Fillon et Romain Pichon


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« Si un journaliste se sent menacé, il peut envoyer ses informations à Forbidden stories, nous les sécuriserons »

Les drones, nouveaux alliés des journalistes de guerre

Les drones sont de plus en plus utilisés sur les zones de guerre, à commencer par les journalistes. (ARIS MESSINIS / AFP)

Initialement destinés aux armées, les drones sont devenus des outils accessibles au grand public. Mais avec l’appropriation de ces aéronefs par les journalistes, ceux-ci reviennent sur leur terrain initial : les zones de conflit.

Et si les drones révolutionnaient le journalisme de guerre ? Déjà utilisés par les armées depuis des dizaines d’années, ces aéronefs ont trouvé avec les médias de nouveaux utilisateurs depuis quelques temps.

Avec la réduction du prix de ce nouvel outil – il est aujourd’hui possible d’en acheter un filmant en très haute résolution pour moins de 1000 euros -, et une praticité améliorée – beaucoup tiennent dans une valisette, et sont pilotables depuis un smartphone –, les rédactions ont vite compris qu’il fallait sauter le pas. « Les drones changent et changeront le traitement médiatique des conflits », assure ainsi Kamel Redouani, documentariste à France Télévisions.

La plus-value apportée par ce nouvel outil est en effet non négligeable d’un point de vue journalistique. Pour Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévisions, l’utilisation d’un drone dans un reportage permet « une variation des plans, mais surtout de raconter l’histoire de manière différente ».

Au plus près des zones de conflit, l’utilisation de drones par les journalistes a effectivement de nombreuses utilités. Grâce à ces nouveaux outils, il est désormais possible de s’approcher au plus près de l’action, en limitant les risques pour les journalistes. Ils permettent aussi d’apporter une autre vision du terrain, avec les prises de vues aériennes. Ce nouvel angle de vue permet une lecture plus facile de l’histoire pour le téléspectateur et lui offre une information mieux contextatualisée.

Une autre vision des conflits

Kamel Redouani loue d’ailleurs l’utilisation des drones sur le terrain, en se basant sur son expérience personnelle. « En filmant un reportage sur la chute de Syrte, on a pu se rendre compte que, lorsque des couloirs étaient ouverts pour faire sortir les femmes et les enfants, les soldats de Daech tiraient sur eux, sur les membres de leurs propres familles. Les drones ont donc permis de voir une autre facette de la réalité », a-t-il assuré lors de la conférence sur les nouveaux outils du journalisme, vendredi, aux Assises de Tunis.

Mais la force de ces nouveaux outils fait également leur faiblesse. Leur capacité à se rendre sur tous les terrains fait d’eux de véritables cibles. Considérés comme une menace, du fait de leur capacité à dévoiler des stratégies, ils sont de plus en plus victimes de tirs, voire de hacking.  « Avec les outils à leur disposition, les forces armées tentent de prendre le contrôle des machines que les journalistes utilisent », explique Eric Scherer. Avec les risques que cela encourt : en dévoilant la position des journalistes, ces derniers pourraient courir un risque pour leur vie.

 « L’image vue du ciel apporte certes de nombreuses opportunités… Mais il reste très difficile de tourner avec des drones », résume Kamel Redouani. La faute à une appropriation pas encore totale de l’outil, et de ses limites. Mais, malgré tout, l’aéronef devrait s’imposer comme l’atout numéro 1 du reporter de guerre dans les années à venir. En attendant, le temps est à l’expérimentation.

Hugo Girard

En Tunisie, le citoyen comme solution

Le projet Youthmore, présenté ici par Arbia Mthlouthi, vise à mettre en lumière les initiatives et les success stories de jeunes tunisiens. Photo : Lucas Beulin.

Le journalisme porteur de solutions peut être l’incarnation du journalisme utile, thème majeur de ces Assises. Invitées de l’atelier « Un journalisme utile porteur de solutions » deux journalistes tunisiennes ont présenté leur approche et les visées de cette pratique.

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En Centrafrique, « la stabilité est due en grande partie à notre radio »

Brice Ndagoui, rédacteur en chef adjoint de radio Ndeke Luke, a évoqué la situation de la Centrafrique. Crédit Photo : FLORENT VERGNES / AFP).

L’atelier intitulé « Action des médias en zone de conflit, quel impact, quelle audience ? » accueillait vendredi matin Brice Ndagoui, rédacteur en chef adjoint de radio Ndeke Luke. Nous lui avons posé quelques questions. 

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Conseil de déontologie : la France y réfléchit, la Tunisie agit

En Tunisie, le code de déontologie journalistique est en projet.

A peu près partout dans le monde, les journalistes font face à un désamour (au minimum) de la part du public. Le renforcement de la déontologie peut être une réponse. Si la Tunisie créé actuellement son conseil de la presse, la France en est encore au stade de la réflexion.

Le 9 octobre, Françoise Nyssen, alors ministre de la Culture, annonçait la création d’une mission, présidée par Emmanuel Hoog, pour statuer sur la création d’un conseil de déontologie de la presse. Mission qui a été maintenue après son départ du gouvernement. Cette initiative a été considérée comme une victoire par Jean-Luc Mélenchon, dont la pétition en ligne réclamant ce type d’organe de régulation s’approche des 200 000 signatures. Jean-Luc Martin-Lagardette, qui étudie ce sujet depuis plus de sept ans au sein de l’APCP, l’Association de préfiguration d’un conseil presse a préféré être plus réservé. Selon lui, « cette initiative ne pourrait aboutir que si elle est portée par les médias et souhaitée. Si elle n’émane que du gouvernement, on l’accusera de vouloir museler la presse.« 

La place des citoyens et la répression en question

La place des citoyens est un sujet important dans ce débat. Si le Syndicat national des journalistes (SNJ) prône la création d’un conseil de déontologie, il ne souhaite pas que des représentants du service public y prennent place. Une volonté qui s’oppose aux désirs de plusieurs organisations, comme Acrimed ou l’Observatoire de déontologie de l’information, d’après Pierre Ganz, son vice-président : « Pour être crédible, ce conseil devra réunir les éditeurs de presse et les journalistes, mais aussi les citoyens, même si on ne sait pas encore comment ils pourraient être nommés. » Au-delà des différents points de rupture, la grande majorité des acteurs souhaite que ce conseil n’ait pas de pouvoir répressif. « Le conseil rendra son avis public et c’est déjà très structurant. Ce sera une satisfaction pour le public, avec une procédure plus simple que lors d’un recours en justice », comme l’explique Pierre Ganz.

Le cas de la Tunisie

La Tunisie a fait le choix d’un conseil de la presse qui ne dispose pas d’un pouvoir de sanction contre les journalistes. Les premiers statuts du futur conseil de la presse seront rendus public le 14 janvier 2019, en même temps que le nouveau code de déontologie pour les journalistes du pays. L’objectif, selon Manoubi Marouki, président du comité exécutif du conseil de déontologie tunisien, est de « préserver la liberté de la presse tout en protégeant à la fois les journalistes et le public« .

Ce « tribunal d’honneur » aura avant tout une volonté pédagogique et ses statuts seront prochainement discutés par des juristes, des universitaires, des étudiants en journalisme, etc. D’après lui, « cette instance, en privilégiant l’autorégulation, va améliorer la qualité des productions journalistiques qui baissent depuis quelques années. » L’organe réunira des représentants des citoyens, des propriétaires de titres de presse et des journalistes. Il sera majoritairement financé par les organisations membres, mais également par l’État. Le futur conseil de déontologie sera inspiré des modèles déjà existants, comme c’est le cas en Belgique, où, après dix ans d’existence, les résultats sont très positifs et semblent montrer une amélioration de la confiance du public.

Lucas Beulin

 

Pour aller plus loin, un extrait du projet de code de déontologie :

« Les journalistes ne vont pas assez vers les ONG et les associations »

Le débat était animé par Rym Ben Mansour, chef des projets de l’Association des médias alternatifs tunisiens.

« Une relation gagnant-gagnant », c’est ainsi qu’est décrite la collaboration entre médias, associations et ONG. Lors du débat « Associations, ONG et journalistes, comment travailler ensemble ? » les invités ont également souligné les efforts qu’il reste à faire.

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Traitement des migrations : la grande confusion

Salaheddine Lemaizi, journaliste pour « Les Inspirations » et « Les Ecos », au Maroc, participait à l’atelier. Photo : Clara Gaillot

Depuis le début de la guerre en Syrie, la question migratoire est de plus en plus traitée par les médias du monde entier. Mais puisque les journalistes peinent à accéder aux sources, le sensationnalisme prime souvent sur l’information.

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S’unir pour réussir

La coopération entre journalistes du continent africain peut permettre de faire face aux différentes pressions et menaces. Illustration Noé Poitevin

En Afrique, où la liberté de la presse reste parfois un combat, des journalistes choisissent de se regrouper. Si les West Africa Leaks ont eu un écho mondial, nombre d’autres projets peinent à livrer des résultats tangibles.

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La collaboration avec l’étranger : quels bénéfices pour la formation des journalistes ?

Hamida El Bour et Nicolas Sourisce, directeurs de l’IPSI et de l’EPJT, expliquent pourquoi les partenariats avec l’étranger sont utiles pour former les journalistes.

« Indépendance », « respect des sources », « humilité », « honnêteté »… Voilà selon Hamida El Bour et Nicolas Sourisce, directeurs de l’IPSI et de l’EPJT, deux valeurs fondamentales que les journalistes doivent avoir et qu’ils transmettent à leurs étudiants.

Selon les responsables des écoles de journalisme de Tunis et Tours, qui travaillent ensemble pour la première fois dans le cadre de ces Assises, la collaboration internationale est capitale. « Ce sont des initiatives qui permettent d’avoir ce regard croisé sur la pratique journalistique », explique ainsi Hamida El Bour. « La base du journalisme, c’est de s’ouvrir aux autres. Cela permet un échange entre les étudiants sur les différentes pratiques, et entre les enseignants ici », ajoute Nicolas Sourisce.

Cette première collaboration franco-tunisienne pourrait d’ailleurs ne pas être la dernière, les deux écoles travaillant sur un partenariat pour l’avenir.

Tiffany Fillon

Des solutions pour investiguer en toute sécurité

Les intervenants ont discuté des initiatives pour protéger les journalistes d’investigation. Photo : Clara Gaillot

À travers le monde, les menaces pèsent sur les journalistes d’investigation. L’atelier « Des solutions pour les journalistes menacés » a fait le point sur les initiatives mises en place actuellement.

(suite…)

CFI a une mission : aider les médias à se développer

Canal France International (CFI) est l’un des premiers partenaires financiers de ces Assises de Tunis.

Canal France International (CFI) est une agence française qui promeut le pluralisme et la professionnalisation des médias en Afrique et en Asie du Sud-Est. Filiale du groupe France Médias Monde depuis 2017, CFI axe son travail sur les pays en transition démocratique.

Canal France International (CFI) est l’agence française d’aide au développement des médias. Opérateur de l’Union Européenne et du ministère des Affaires étrangères, elle est devenue, en juin 2017, une filiale du groupe France Média Monde (France 24, Radio France International (RFI) et Radio Monte-Carlo Doualiya (MCD)).

L’intégration au groupe France Médias Monde est « une belle opportunité qui apporte de potentielles synergies« , annonce David Hivet, directeur Méditerranée-Asie de CFI. Des contenus produits par des journalistes accompagnés par l’agence française peuvent être publiés sur les sites internet de France Médias Monde. Dans l’autre sens, des journalistes de France 24 ou RFI peuvent intervenir en tant que formateurs au cours des différentes missions de CFI.

L’agence française conçoit et met en œuvre des projets qui s’appuient sur des médias locaux. Elle dispense ses formations sur une vaste zone qui s’étend du Maroc jusqu’aux Philippines. « L’idée est d’élargir, densifier et crédibiliser l’espace d’information et de débat« , explique Julien Guei, délégué de CFI aux outil numériques. L’agence de développement axe son travail sur des régions fragiles, exposées au conflit, soumises à des déstabilisations politiques. Avec toujours un même objectif : participer au renforcement des médias pour qu’ils puissent délivrer une information pluraliste, fiable et démocratique.

Conception de projets

Dix millions d’euros sont mobilisés chaque année pour concevoir des projets, qui durent entre un et quatre ans. Pierre Jalladeau, directeur Afrique de CFI, indique que « les projets naissent en grande partie de l’expérience du terrain après des discussions avec les médias et la société civile pour comprendre ce qu’il faut apporter comme aide« . C’est ainsi qu’une trentaine de projets est conduite chaque année, ce qui représente 180 missions sur le terrain.

Quand le projet est mis en place, un appel à candidature pour trouver les médias est réalisé à travers de grandes campagnes de communication sur les réseaux sociaux. Les médias postulent en ligne, puis CFI en sélectionne une dizaine.

Les missions d’accompagnement prennent différentes formes. Pierre Jalladeau énumère : « formations généralistes ou spécialisées, coaching, assistance matérielle sur le terrain, conseils en management, en ligne éditorial ou encore en création de nouveaux contenus ». L’agence française s’appuie sur des journalistes ainsi que des spécialistes des thématiques en lien avec le projet.

D’autres organismes vont encore plus loin et travaillent sur le modèle économique des entreprises de presse. C’est le cas d’Action Médias Francophones (AMF), une association française, qui intervient principalement à Madagascar et dans l’Union des Comores.

« Dans ces pays, les journalistes sont souvent trop peu payés et parfois corrompus. Certains sont asservis à la pauvreté. Pour résoudre ces problèmes, il faut un mode de gestion plus performant. L’indépendance économique amène l’indépendance politique », explique David Bohbot, président de l’association. Tout comme CFI, AMF développe des entreprises de presse pour qu’elles puissent être des contre-pouvoir démocratique.

Accompagner des médias acteurs de transition démocratique

David Hivet explique qu’aujourd’hui, « CFI est intégré dans une politique d’aide publique au développement dans des pays où le média a un rôle à jouer, comme en Irak, où CFI renforce des médias contributeurs de cohésion sociale« . Pierre Jalladeau insiste sur le fait que « les médias sont des outils de citoyenneté« . Il cite l’exemple du projet « Faso Media ». Depuis 2015 et la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso, CFI y accompagne des médias qui ont retrouvé la liberté d’expression. Beaucoup de formations sont dispensées aux journalistes qui doivent apprendre à interviewer un politique, faire des enquêtes et des reportages.

Bien que les projets diffèrent, selon le contexte du pays d’intervention, le rôle de CFI est très souvent le même. Faire monter en puissance des médias déjà existants qui jouent un rôle important dans des pays en sortie de crise ou en transition démocratique.

Romain Pichon et Ewen Renou

Dorra Bouzid, esprit rebelle

Au fil de sa carrière, Dorra Bouzid a créé neuf organes de presse et écrit pour plus de trente titres à travers le monde. Photo : Clara Gaillot

Dans l’histoire de la presse tunisienne, Dorra Bouzid occupe une place de choix. Première femme journaliste, elle a dédié sa vie à défendre la liberté féminine du pays. Un combat qui a fait d’elle un symbole de l’émancipation.

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La Cité de la culture, un projet titanesque qui suscite le débat

La construction de la Cité de la Culture a été interrompue à plusieurs reprise avant de reprendre en 2016.

Pour leur première édition tunisienne, les Assises internationales du journalisme se sont installées à la Cité de la Culture de Tunis. Flambant neuf, ce lieu de neuf hectares au cœur de la capitale ne passe pas inaperçu et essuie les critiques.

 

En plein cœur de Tunis, l’imposante bâtisse qu’est la Cité de la Culture bouillonne en ce premier jour des Assises. Discussions, rencontres, interviews, le lieu dédié à la culture accueille ce premier événement hors de la France. Pour le plus grand plaisir du fondateur et président des Assises, Jérôme Bouvier. “C’est extraordinaire de pouvoir tenir ces assises dans un lieu aussi important, on ne pouvait qu’accepter”. La Cité de la Culture, c’est un projet entamé en 2003 et inauguré en mars 2018. Ce mastodonte, qui comporte trois théâtres, six espaces de répétitions, deux salles de projection et un auditorium, n’a cessé de faire débat au sein de la population tunisienne. C’est d’ailleurs pour cela que l’organisation des Assises a délocalisé certaines de ses conférences au Théâtre du 4ème art, non loin de la Cité de la Culture : “On ne savait pas si les Tunisiens s’étaient approprié ce bâtiment qui est tout neuf, on voulait être sûrs qu’on soit bien dans deux lieux”.

Le hall de la Cité de la Culture, majestueux et lumineux.

Un lieu culturel loin de recevoir l’approbation de tous…

Qualifié de lieu démesuré et sans âme par ses détracteurs, il est surtout le symbole de l’ancien régime, pour certains. « Avec ce bâtiment, on perpétue la stratégie de Ben Ali, c’est-à-dire une hégémonie totale et une mainmise de l’État sur l’activité culturelle et artistique. Les artistes qui sont en train de glorifier ces lieux sont les seuls qui y auront accès. Ce sont des noms qui ont verrouillé la scène culturelle pendant des années », expliquait l’artiste plasticien Nidhal Chamekh à Libération. La somme déboursée par le gouvernement tunisien pour la réalisation de la Cité de la Culture est elle aussi jugée faramineuse : 130 millions de dinars soit 44 millions d’euros. « La Cité de la Culture est l’illustration parfaite du ratage culturel de la révolution. Même en Russie on n’oserait plus pondre un truc pareil. De telles dépenses auraient dû servir à renforcer le peu d’équipements culturels qui existent sur le territoire », s’indignait le dessinateur tunisien Z, toujours auprès de Libération.

… qui fait pourtant la fierté de beaucoup

Mais il n’y a pas que des mécontents. Marwa Rekik, journaliste radio, se confie, près du buffet bien garni dans le hall majestueux au cours de ces Assises : “Je pense que c’est un exploit pour tous les citoyens tunisiens, il donne vraiment une belle image de la culture tunisienne, c’est une grande initiative”. Et le directeur général du théâtre et de l’opéra de la Cité de la Culture, Youssef Lachkham, n’en est pas peu fier : “Ce n’est pas un centre culturel, c’est une cité, il y a des citoyens dedans, des invités et des échanges, c’est ce concept qui fait et fera la richesse de la Cité de la Culture”. Cela ne fait pas de doute pour Khouloud Hamdi, étudiante à l’IPSI, l’école de journalisme de Tunis : “on a besoin de patrimoine, d’un espace où viennent tous les artistes, car je crois vraiment à la culture et à l’art“. Même si la Cité de la Culture est un projet d’avant-révolution, la jeune femme veut passer outre cette période, que la Tunisie évolue, et cela commence pour elle, par le soutien de la création de lieux culturels.

Elise Pontoizeau

Aux Assises, Youssef Chahed dit viser « une amélioration des conditions des journalistes »

Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed s’est exprimé, jeudi, après son intervention lors de l’ouverture des Assises du journalisme de Tunis, sur le chemin à parcourir pour que les journalistes puissent exercer leur métier correctement.

En pleine création d’un nouveau parti et suspecté d’avoir provoqué un remaniement ministériel pour éviter d’examiner un projet de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, a affirmé sa volonté d’agir en faveur de la liberté de la presse en Tunisie. Alors que le pays n’atteint que la 97e place en termes de liberté de la presse selon le classement 2018 de Reporters sans frontières (RSF), le chef du gouvernement, conscient des problèmes et des préoccupations des journalistes, s’est voulu rassurant.


À lire aussi :

Journalistes au Maghreb : entre professionnalisation et précarité

Même si la révolution de 2011 a permis d’améliorer les conditions de travail des journalistes, entre le manque de moyens, d’indépendance et de régulation, l’exercice de ce métier reste parfois compliqué. Photo : Romain Bizeul

En pleine mutation, le journalisme maghrébin jouit de nombreuses avancées professionnelles et sociales héritées des révoltes de 2011. Si le début de la professionnalisation du métier est prometteur, rien ne semble encore définitivement acquis.

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Journalistes en danger : la protection au cœur du débat

Ce débat d’ouverture était animé par Hamida El Bour, la directrice de l’Institut de presse et des sciences de l’information de Tunis (IPSI) et Taoufik Mjaied, journaliste et présentateur à France 24. Photo : Ewen Renou

Alors que la première conférence de ces Assises devait porter sur l’utilité du journalisme, elle s’est très rapidement orientée sur la protection et la sécurité des journalistes. Une problématique notamment alimentée par l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

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À Tunis, le « début d’une belle aventure » pour les Assises

Youssef Chahed, le chef du gouvernement tunisien et Jérôme Bouvier, le président des Assises, deux personnalités attendues pour cette conférence. Photos : Ewen Renou

Lors de l’inauguration des premières Assises internationales du journalisme de Tunis, jeudi matin, le président des Assises, le chef du gouvernement tunisien et l’ambassadeur de France ont souligné l’importance de cet événement pour la préservation de la liberté de la presse en Tunisie.

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Les Assises du journalisme de Tunis en 5 chiffres

L’affiche de ces premières Assises internationales du journalisme de Tunis.

Du 15 au 17 novembre, Tunis accueille les Assises internationales du journalisme. Les nombreux journalistes attendus vont réfléchir sur de multiples questions en lien avec le thème de l’événement à travers ateliers, conférences et formations. Présentation de l’événement en cinq chiffres.

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[LES RENCONTRES] Annick Cojean pour « Je ne serais pas arrivée là si… » et Clara Beaudoux pour « Madeleine Project »

Annick Cojean

Retrouvez l’essentiel de la rencontre avec Annick Cojean, grand reporter au Monde, pour Je ne serais pas arrivée là si… (2018) publié aux Éditions Grasset et Clara Beaudoux pour Madeleine Project (2016) paru aux Éditions du Sous-sol.

 

Animé par Marie-Laure Augry, journaliste et vice-présidente de l’association Journalisme & citoyenneté. 

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[LE RÉSUMÉ]  « Atelier école : faut-il former les journalistes ? »

Est-il encore utile de former au journalisme ?
« Il faut que l’école leur apporte le réseau nécessaire pour s’insérer dans la vie active plus facilement. » Photo : Clara Gaillot

Retrouvez l’essentiel de la conférence « Atelier école : faut-il former les journalistes ? ».

Avec Véronique Rosa-Donati, secrétaire générale de la rédaction de TV5 Monde, Nicole Gauthier, directrice du CUEJ (Strasbourg) et Lucie Guesdon, cheffe de projet à la Chance aux concours. Atelier animé par Nicolas Sourisce, journaliste, maitre de conférences en sciences de l’information et de la communication, directeur de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT).

 

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Pour la formation des journalistes, il y a deux écoles (au moins)

Les atouts et les profils varient d'une formation à une autre. Photo : Malvina Raud.

Les atouts et les profils varient d’une formation à une autre. Photo : Malvina Raud.

Puisque le journaliste est régulièrement remis en cause, la question de la formation devient primordiale. De multiples options existent : les écoles de journalisme, reconnues ou non, ou des parcours divers. Des journalistes et rédacteurs en chefs nous donnent leur avis. (suite…)

[LE RÉSUMÉ] Soirée de remise des prix des Assises

Samuel Forey reçoit son prix. Photo : Malvina Raud

 

Retrouvez l’essentiel de l’événement « Soirée de remise des prix des Assises internationales du journalisme de Tours » 

Animé par Thomas Sotto, président du jury des onzièmes Assises du journalisme, et Jérôme Bouvier, président de l‘association Journalisme & citoyenneté.

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[EN PLATEAU] Noël Mamère, homme politique et ex-journaliste

Noël Mamère est un ancien journaliste, ancien maire de Bègles et ancien député d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), membre du mouvement Génération•s.
Interviewé par Malvina Raud, il revient sur son récent départ de la web-télé Le Média et nous explique sa vision du journalisme. Selon lui, il est possible de faire de la politique et du journalisme.

 

[LE RÉSUMÉ] « Journalisme et handicap »

Journalisme et handicap

« Journalisme et handicap ». Photo : Malvina Raud

Retrouvez l’essentiel de la conférence « Journalisme et handicap »

Animé par Sophie Massieu, journaliste, avec François Aubel, journaliste au Figaro, Elisabeth Segard, journaliste à La Nouvelle République, Pascale Colisson, responsable à l’IPJ Paris Dauphine, Camille Gousset, journaliste, Sophie Courdreuse, déléguée à l’égalité des chances à Radio France et Thomas Sotto, journaliste à France 2 et président des Assises.

 

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[LE RÉSUMÉ]  « Le journalisme utile, un journalisme porteur de solutions »

Journalisme utile, porteur de solutionsUn journalisme qui ne fait pas encore l’unanimité. Photo : Malvina Raud

Retrouvez l’essentiel de la conférence « Un journalisme utile, un journalisme de certification »

Animé par Louise Ekland, présentatrice de l’émission « On a la solution ! »  sur France 3 avec Damien Allemand, responsable digital du groupe Nice-Matin, Nina Fasciaux, ambassadrice en Europe et en France pour Solution journalism network, Meriem Oudghiri, secrétaire générale de la rédaction de l’Économiste (Maroc) et membre de l’Impact journalism day by Sparknews, Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’espoir.

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[EN PLATEAU] David Dieudonné, directeur de Google News Lab France

David Dieudonné est directeur de Google News Lab France, qui met à disposition plusieurs outils à destination des journalistes et, plus largement, des médias. Le directeur du pôle France répond aux questions de François Breton, sur les actions que Google met en place pour accompagner les médias dans les nouvelles technologies.

 

Indépendance : pour quoi faire ?

« Notre indépendance repose sur trois piliers, elle est financière, commerciale et éditoriale. »

De plus en plus de médias se revendiquent indépendants, mais tous n’en ont pas la même définition. De qui est-on vraiment indépendant ? La liberté éditoriale est-elle liée à l’indépendance financière ? La relation avec le public est-elle différente ?

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Médiateur, garder le lien avec le public

« Une fois par mois je reprends les commentaires et les reproches des auditeurs »

 

Les médiateurs de presse sont peu connus. Ils ne sont que neuf à exercer ce poste en France. Quatre d’entre eux témoignent de leur expérience et détaillent leur travail au quotidien. 

 

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Les outils du fact-checking

 

L’élection de Donald Trump a révélé au grand jour le pouvoir des fake news. Les journalistes ont senti l’urgence de proposer au public des outils de vérification. Plusieurs médias ont ainsi créé de nouvelles plateformes de fact-checking.

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Cinq idées reçues sur les journalistes

Cinq idées reçues sur le journalisme. Photo : Clara Gaillot

 

 

 

 

 

Qui sont-ils, d’où viennent-ils, combien gagnent-ils : voici cinq idées reçues sur le métier de journaliste, dont la réalité est parfois (très) différente de l’image que le public peut s’en faire.

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[LE RÉSUMÉ] « Les beaux jours de la télévision »

Retrouvez l’essentiel de la conférence « Les beaux jours de la télévision ».

Bolloré a fait parler de lui pendant la conférence. Photo : Lucie Martin

 

Animé par Albéric de Gouville, rédacteur en chef de France 24, avec Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, journalistes à Les Jours et auteurs de Comment Vincent Bolloré a mangé Canal+ aux éditions du Seuil et Bruno Patino, directeur éditorial d’Arte et auteur de Télévisions aux éditions Grasset.

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[EN PLATEAU] Jean Kouchner, secrétaire général de l’Union internationale de la presse francophone

Quelle est la situation de la presse francophone aujourd’hui ? Quelles évolutions connaîtra-t-elle dans les prochaines années ? Plusieurs facteurs entrent en jeu. La démocratisation et la liberté de la presse avant tout. Mais aussi la situation politique et économique dans les quelques 110 pays où intervient l’Union internationale de la presse francophone (UPF). Jean Kouchner, secrétaire général de l’UPF, a répondu aux questions de Naïla Derroisné et de Mathilde Errard. 

[LE RÉSUMÉ] « Des blogs aux réseaux sociaux : vers un journalisme d’indépendants »

Découvrez l’essentiel de la conférence « Des blogs aux réseaux sociaux : vers un journalisme d’indépendants ».

Twitter est devenu un outil primordial pour les journalistes. Photo : Martin Esposito

 

Animé par Jean-Marie Charon, avec Corine Audouin, journaliste Enquêtes-Justice France Inter et livetweeteuse de procès, Jean-Sébastien Barbeau, doctorant au Centre d’analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias (CARISM) et Grégoire Lemarchand, journaliste à l’AFP.
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[LE RÉSUMÉ] « Quel statut pour les journalistes dans dix ans ? »

Découvrez l’essentiel de la conférence  « Quel statut pour les journalistes dans dix ans ? »

 

Les pigistes étaient au centre du débat. Photo : Lucie Martin

 

Animé par Manuel Jardinaud, président d’honneur de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS). Avec Delphine Bauer, journaliste indépendante, membre du collectif Youpress ; Isabelle Bordes, secrétaire générale de CFDT-Journalistes ; Marianne Chollet, Audiens ; Camille Dupuy, chercheuse, auteure de Journalistes, des salariés comme les autres ? ; Mehmet Koksla, représentant de la FEJ (Fédération européenne des journalistes) ; Vincent Lanier, secrétaire général du SNJ ; Anne-Gaëlle Moulun, journaliste scientifique et co-présidente de profession : pigiste ; Hervé Rony, directeur général de la SCAM ; Emmanuel Vire, secrétaire général SNJ-CGT ; Bénédicte Wautelet, président de la CCIJP.

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[ENQUÊTE] Opérateurs mobile, sauveurs
de la presse ?

SFR et Orange proposent une initiative inédite : coupler abonnements téléphoniques et kiosques en ligne. Les opérateurs ont la volonté de donner un second souffle à la presse écrite. Mais ce modèle est-il une solution pour des journaux qui peinent à se vendre ?

En janvier 2017, l’application SFR Presse aurait été téléchargée 1,5 million de fois. Photo : Martin Esposito

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[EN PLATEAU] Jason Reifler, chercheur spécialisé
du fact-checking

Le fact-checking, ou l’art de vérifier les faits relatés par les personnalités politiques, les experts ou les médias eux-mêmes. Pourquoi est-il si populaire aujourd’hui ? Est-ce un effet de mode ? Quels impacts a-t-il sur la société et peut-il renouer le lien de confiance entre journalistes et publics ? Pour répondre à ces questions, Lénaïg Le Vaillant et Salomé Mesdesirs ont reçu Jason Reifler, Professeur en Sciences politiques à l’Université d’Exeter (UK) et chercheur spécialisé dans le fact-checking.

La vidéo étant en anglais, nous vous conseillons d’activer les sous-titres afin de bénéficier d’une traduction en français.

[LE RÉSUMÉ] « L’ODI présente son rapport annuel : « l’information au cœur de la démocratie »

Découvrez le résumé de la présentation du rapport annuel de l’Observatoire de la déontologie de l’information (ODI).

Patrick Eveno. Photo : Simon Bolle

 

Animé par Patrick Eveno, président de l’ODI. Avec Michèle Léridon, directrice de l’information à l’Agence France Presse, Marcel Desvergne, président de l’association des lecteurs, internautes et mobinautes de Sud-Ouest.

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[LE RÉSUMÉ] « Place et rôle du community manager »

Retrouvez l’essentiel de la conférence : « Place et rôle du community manager »

Le community manager fait le pivot entre le journaliste et l’aspect marketing. Photo : Martin Esposito

 

Animé par Aurélie Aubert, maître de conférence à l’Université Paris 8. Avec : Sandy Montanola, enseignante chercheure à l’Université de Rennes 1 et responsable du DUT Journalisme de l’IUT Lannion ; Christophe Gimbert, maître de conférence à Sciences-Po Rennes ; Coralie Le Caroff, enseignante à l’Université Paris 2 ; Nikos Smyrnaios, maître de conférences à l’IUT A de l’Université Toulouse 3.

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[EN PLATEAU] Maria Santos Sainz, maître de conférence à l’IJBA

Après avoir participé à l’atelier « Journalisme dans 10 ans : la parole aux étudiants », Maria Santos-Sainz, maître de conférences au sein de l’Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine (IJBA), est passé par le plateau de l’EPJT. Simon Abraham et Manon Vautier-Chollet, étudiants à l’EPJT, l’ont interrogé sur le journalisme de demain.  Selon elle, dans dix ans, le journaliste devra être de plus en plus polyvalent. La formation, elle, va devoir s’adapter aux évolutions de la profession. Et les étudiants se questionnent sur l’avenir de leur métier. 28 d’entre-eux, issus des 14 écoles de journalisme reconnues, étaient présents au cours de cet atelier.

[LE RÉSUMÉ] « 2007-2017, le grand bouleversement »

Retrouvez l’essentiel de la conférence : « 2007-2017, le grand bouleversement ».

Pour Patrick de Saint-Exupery, les dix dernières années ont été une période de bouleversement. Photo : Lucie Martin

 

Animé par Jacques Rosselin, dirigeant de l’EFJ. Avec Agnès Chauveau, directrice de la direction déléguée à la diffusion et à l’innovation à l’INA, Pierre Haski, chroniqueur à l’Obs, Géraldine Muhlmann, professeur des universités (science politique et philosophie et journaliste) et Patrick de Saint-Exupéry, journaliste, cofondateur de la revue XXI.

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[LE RÉSUMÉ] « EMI : jamais sans la famille ! »

Retrouvez l’essentiel de la conférence « EMI : jamais sans la famille ! ».

Selon les responsables de médias français, les parents ont un rôle à jouer dans l’éducation à l’information de leurs enfants. Photo : Lucie Martin

Animé par Marie-Laure Augry, médiatrice des rédactions de France 3, avec Stéphane Fouéré, vice-président national en charge des droits et libertés et international à la FCPE, Olivier Gérard, coordonnateur du pôle média-usages numériques à l’UNAF, Hélène Grimbelle, secrétaire nationale de la Ligue de l’enseignement ; Alexandrine Blavet, PEEP, Laurent Garreau, CLEMI.

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Médias participatifs : dans 10 ans, tous journalistes ?

AgoraVox, Mediapart, Radio Londres… Tous ces médias vous disent sûrement quelque chose, mais qu’ont-ils en commun ? Une nouvelle vision du journalisme. Ces sites participatifs ont révolutionné l’information en invitant le lecteur à contribuer.

Certains sites comme Agoravox n’hésitent pas à recruter des contributeurs depuis leur page d’accueil. Photo : Laura Bannier/EPJT

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[LE RÉSUMÉ] « Le journalisme en résidence »

Retrouvez l’essentiel de la conférence « Le journalisme en résidence ».

Selon les intervenants, il y a un besoin de réappropriation de l’information par les citoyens. Photo : Lucie Martin

 

Animé par Nordine Nabili (Université de Cergy-Pontoise), avec Marie-Emmanuelle Boileau (journaliste montréalaise en résidence à Tours), Jean-Michel Dumay (journaliste en résidence dans le Val d’Oise), Julia Beurq (journaliste en résidence à Allones), Arnaud Jacquart (journaliste en résidence à Tulle) et Lucas Roxo (journaliste en résidence à Roubaix).

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[ENQUÊTE] Robots : amis ou ennemis ?

Depuis quelques années, les robots-journalistes s’immiscent dans les rédactions. Et commencent à inquiéter la profession. Peut-être à tort. 

Dans la presse française, Le Monde a ouvert le bal en 2015. En collaboration avec la société Syllabs, 36 000 articles ont été générés automatiquement. Claude de Loupy, de Syllabs, précise : « Notre objectif n’est pas de remplacer les humains. » Photo : Martin Esposito

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[INTERVIEW] Marc
Capelle : « Ne pas trop fantasmer sur la possibilité d’anticiper »

Marc Capelle est l’ancien directeur de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille. Il dirige actuellement l’ESJ PRO médias qui propose des formations continues. Selon lui, les écoles peuvent anticiper les outils de demain. Mais elles doivent surtout se concentrer sur la réalité professionnelle d’aujourd’hui.

Depuis septembre 2015, Marc Capelle dirige l’ESJ PRO médias. Photo : Marc Capelle

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[ENQUÊTE] Les enfants, les grands oubliés des JT

Ils sont un demi-million à s’installer, chaque soir, devant un journal télévisé. Les enfants entre 4 ans et 10 ans visionnent les mêmes images que les adultes. Alors, pourquoi n’auraient-ils pas leur propre émission ? Nos voisins britanniques et allemands ont leurs JT destinés aux enfants depuis plus de trois décennies. En France, les tentatives sont timides, laborieuses ou de courte durée.

Franck-André Rauschendorf, l’un des présentateurs d’Arte Journal Junior. Photo : Capture d’écran d’Arte

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[DÉCRYPTAGE] Jamais sans mon smartphone

2017 célèbre un anniversaire bien particulier : celui du premier iPhone, qui fête ses dix ans. En une décennie, les smartphones se sont imposés comme le nouvel ami de l’homme. Au point que le journalisme ne peut plus passer à côté.

Aujourd’hui, les journalistes de certaines chaînes de télévision produisent leurs sujets avec leur mobile. Photo : Lucie Martin

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[DÉCRYPTAGE] Le news snacking, vite et bien

Pour séduire les (jeunes) internautes présents sur les réseaux sociaux, les médias misent sur des vidéos très courtes et conçues pour le mobile. C’est le news snacking.

Le nouveau média Brut s’est imposé comme une référence dans le domaine de l’information courte. Photo : Martin Esposito.

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[INTERVIEW] « Faire des Assises un lieu d’action »

Marc Mentré est président de l’association Journalisme & citoyenneté, qui organise les Assises du journalisme et de l’information. Selon lui, cette 10e édition conciliera préoccupations professionnelles et thèmes grand public : de l’élection présidentielle au développement d’algorithmes producteurs d’information, des rencontres avec les auteurs, lors du Salon du livre de journalisme, au workshop consacré à Google…

Marc Mentré, ici pendant la conférence sur le financement des pure-players, lors de l’édition précédente des Assises du journalisme. Photo : Martin Esposito

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Au programme
de cette édition 2017

Pour leur dixième édition, les Assises du journalisme 2017 ont pour thème : (S’)Informer dans dix ans. Retrouvez ici tout le programme des ateliers et des débats organisés sur les trois jours de l’évènement.

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[REPORTAGE] Dysturb dissèque l’info avec les ados

Les informations apportées par les médias sont de plus en plus remises en question en France, particulièrement chez les jeunes. Pour lutter contre ce phénomène, le collectif Dysturb intervient dans des classes afin de donner aux élèves les clés pour vérifier et comprendre les informations.

Les photojournalistes conseillent les élèves de la section photo du lycée Victor Laloux. (Crédit photo : Noémie Lair)

Les photojournalistes conseillent les élèves de la section photo du lycée Victor Laloux. Photo : Noémie Lair

« On est photojournalistes. Est-ce-que vous savez ce qu’est ce métier ? », demande Benjamin Girette aux élèves du Bac pro photographie du lycée Victor Laloux de Tours. En réponse, un long silence. Puis, « c’est quelqu’un qui fait des photos pour des journaux », finit par proposer, timidement, une élève.

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[ENQUÊTE] Le data journalisme, l’information par la donnée

Elle est au cœur d’une conférence des Assises, ce vendredi à 9h30. Et pourtant, la pratique du data journalisme reste encore méconnue du grand public, tandis que de nombreux journalistes y sont encore très rétifs. Pour ses défenseurs, il s’agit avant tout d’une nouvelle manière de faire du journalisme.

La dénomination vient de l’anglais « data journalism », littéralement le journalisme de données. Cette pratique journalistique consiste à exploiter des données grâce à des formats plus ou moins structurés, comme les tableurs. Si l’utilisation de statistiques publiques à des fins journalistiques remonte au XIXe siècle, l’essor du web au début des années 2000 a complètement chamboulé la pratique du data journalisme.

Commons Wikimedia/Duncan Webb

Photo : Commons Wikimedia/Duncan Webb

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[EXPOSITION] Dysturb fait le mur

Dysturb est un collectif de photojournalistes qui affichent sur les murs des villes les clichés de grands photographes pris dans le monde entier. L’objectif est de rendre visible leur travail et de relayer des informations étrangères. Dans la nuit de mercredi 9 au jeudi 10 mars, le collectif crapahutait dans les rues de Tours.

DYSTURB image

Le collectif Dysturb placarde la photo de Giles Clarke. « Ateeq, 15 ans, avec sa mère Shehnaz à Bhopal. Il est né de parents contaminés par de l’eau cancérigène. » (Photo : Lucas Barioulet)

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[ENQUÊTE] Financement participatif :
à l’aide, citoyens !

Quand les médias manquent d’argent pour subsister ou se créer, beaucoup font appel à la générosité publique via le crowdfunding. Suffisant ? Pas si sûr.

Depuis février, Alternatives Economiques a lancé une campagne de crwfunding par "palier". Plus de 73 000 € ont déjà été récoltés. Crédit : Victorine Gay.

Depuis février, Alternatives Économiques a lancé une campagne de crowdfunding par « palier ». Plus de 73 000 € ont déjà été récoltés. (Photo : V. Gay.)

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Assises du journalisme à Tours : le début d’une histoire

Depuis neuf ans, les Assises du journalisme posent leurs valises un peu partout en France. Lille, Strasbourg, Poitiers, Metz et Paris les ont déjà accueillies par le passé. Pour la première fois, c’est à Tours que des dizaines de conférences, 200 intervenants et quelque 2 000 visiteurs se sont donnés rendez-vous : les Assises du journalisme ouvrent leurs portes ce mercredi au centre de congrès Vinci, au cœur de la Touraine. 

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[ENQUÊTE] Les journalistes face aux théories du complot

Les attaques menées en janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher ou encore la nuit d’horreur au Bataclan … Ces événements traumatisants ont laissé bon nombre de citoyens en proie à de multiples questions. En face, les thèses du complot font florès. Plus un événement est médiatisé, plus elles sont nombreuses. 

Capture d'écran Spicee

Capture d’écran Spicee

« Confrontés à une catastrophe telle que celle des événements de janvier à Paris, certains veulent une cause forte. Un tel cataclysme ne peut être le fait de quelques individus de 30 ans au triste destin. » Comme l’explique Jérôme Jamin, sociologue et auteur du livre L’imaginaire du complot, certains citoyens ont parfois du mal à accepter la réalité de notre histoire. Doutant de la version officielle des événements, ils cherchent à s’informer autrement.

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[PORTRAIT] Raphaël Garrigos, l’obsession des Jours

Raphaël Garrigos a quitté Libération en janvier 2015. Photo : Sébastien Calvet / Les Jours

Raphaël Garrigos a quitté Libération en janvier 2015. Photo : Sébastien Calvet / Les Jours

Raphaël Garrigos a été journaliste plus de 15 ans à Libération. Il a quitté le journal il y a un an pour se lancer dans un projet : le site d’information Les Jours.

Lui et sa femme, Isabelle Roberts, avaient un principe : ne jamais apparaître à la télévision parce qu’ils travaillaient sur les pages médias pour Libération. Mais le 14 février dernier, au cours de l’émission Médias le mag, sur France 5, ils ont fait tomber le masque. Invités pour présenter leur nouveau projet, « les Garriberts », sont apparus « à nu ». « Nous, on les connaissait, mais le public découvre Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos », lançait alors Thomas Hugues, le présentateur du programme.

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[ENTRETIEN] Marc Mentré : « Rassembler la famille des journalistes »

" Rassembler la famille des journalistes et des médias chaque année est primordial " Crédit photo : Journalisme & Citoyenneté

Marc Mentré. Photo : Journalisme & Citoyenneté

Nouveau président de l’association Journalisme et Citoyenneté, qui organise les Assises du journalisme, Marc Mentré évoque le choix stratégique de la ville de Tours et appelle le public à assister à l’événement. Il insiste sur la nécessaire réflexion qui doit être mise en place au sein d’une profession plus que jamais malmenée.

 

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Programme 2016

9e édition des Assises du Journalisme

PROGRAMME COMPLET

LES ATELIERS

MERCREDI 9 MARS

Nouvelles pratiques

Robots et journalistes : vers le grand remplacement ? 9h30 – 11h00
Avec Helena Blancafort (co-fondatrice et directrice des opérations de Syllabs), Dominique Cardon (sociologue, Orange Labs et Université de Marne-la-Vallée), Samuel Laurent (journaliste au Monde.fr, créateur et responsable des Décodeurs), Bertrand Pecquerie (CEO de Global Editors Network). Animé par Maëlle Fouquenet (journaliste, responsable des formations numériques, ESJ-Pro).

Reportage à 360° et journalisme en réalité virtuelle. 11h00 – 12h30
Avec Raphaël Beaugrand (rédacteur en chef, Okio Report), Vincent Nguyen (concepteur, co-réalisateur et co-présentateur de 360@, France 5), Aksel Piran (COO de VideoStitch), Eric Scherer (directeur de la prospective, France Télévision).

Marsactu

Quand la presse local innove. Avec le Laboratoire de l’information locale. 11h00 – 12h30
Avec Soizic Bouju (directrice de l’innovation éditoriale du Groupe Centre France – La Montagne), Yves Harté (Sud-Ouest), Yohan Nicolas (rédacteur en chef de France Bleu Touraine), Clémentine Vaysse (Marsactu) et Jean-Pierre Vittu de Kerraoul (président de Sogémédia). Animé par Marie-Christine Lipani (IJBA) et Patrick Eveno (Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Animé par Loïc Hervouet, journaliste, ancien directeur de l’ESJ LIlle.

Ethique

Carte de presse : quels revenus pour l’obtenir ? 9h30 – 11h00
Avec Basile Ader (Avocat), Isabelle Bordes (CFDT journalistes, journaliste à Ouest-France), Claude Cordier (vice président de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels) et Emmanuel Vire (secrétaire général SNJ-CGT).

Nouvelle économie

Reportage, média : trouvez vos mécènes grâce au financement participatif. 9h30 – 11h00
Avec Adrien Aumont (Cofondateur de KissKissBanBank), David Even (directeur de publication de Soixante-Quinze), Charles-Henry Groult (Le 4 heures).

Quand les citoyens financent l’info. 11h00 – 12h30
Avec Adrien Aumont (Cofondateur de KissKissBankBank), Gabrielle Boeri-Charles (J’aime l’info), Michel Françaix (Député) et Denis Sieffert (Politis). Animé par Didier Falcand (Les clés de la presse).

Lycée Grandmont éducations aux médias Crédit - Apolline Merle

Education aux médias

Comment les jeunes s’informent ? 9h30 – 11h00
Avec Cécile Bourgneuf (journaliste, cofondatrice du P’tit Libé), Amel Cogard (directrice de France TV Education), Monique Dagnaud (directrice de recherche émérite CNRS), Emmanuelle Daviet (responsable de l’opération InterClass, France Inter) et Laurence Fredet (rédactrice en chef de la revueTopo). Animé par Fleur de la Haye (journaliste chef de rubrique actualité Phosphore).

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Lancement de la plateforme Mediaeducation.fr. 11h00 – 12h30
Avec Alain Devalpo (journaliste Globe reporters), Elodie Gautier (déléguée académique à l’éducation aux médias, coordinatrice du Clemi, Académie de Créteil) et Valérie Rohart (journaliste). Animé par Manola Gardez (directrice de l’Alliance internationale de journalistes) et François Longérinas (directeur général de l’EMI-CFD).

Remise des prix éducation aux médias par Marie-Laure Augry ainsi que les prix jeunesse de la ville de Tours. 12h30 – 14h00

JEUDI 10 MARS

Formation

Enseigner l’entrepreneuriat aux jeunes journalistes. 9h30 – 11h00
Claire Berthelemy (cofondatrice et directrice générale de L’Imprévu), Sébastien Bossi-Croci (créateur et rédacteur en chef de Ijsberg magazine), Faustine Kopiejwski (cofondatrice de Cheek magazine), Charlotte Menegaux (responsable des enseignements multimédia ESJ Lille), Alice Pitoizet (cofondatrice et directrice générale de Particité.fr), Jacques Rosselin (directeur de l’EFJ). Animé par Pierre Haski (cofondateur de Rue89).

Libertés

Indépendance et modèles économiques, l’Europe interpellée ! 9h30 – 11h00
Avec Christophe Deloire (secrétaire général de Reporters sans frontières), Roberto Fasino (chef du service de la culture, des questions sociales et du développement durable à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe), Christophe Leclercq (fondateur d’Euractiv), Renate Schroeder (directrice de la Fédération européenne des journalistes). Animé par Giovanni Melogli (responsable des Affaires européennes, Alliance internationale de journalistes)

Ethique

Sponsoring, native advertising : valoriser son média à tout prix ? 9h30 – 11h00
Avec Vincent Coquaz (journaliste, @rrêt sur images), Eric Mettout (directeur adjoint de la rédaction L’Express), Viviane Rouvier (responsable des opérations spéciales, Le Point Communication). Animé par Emmanuel Parody (secrétaire général du Groupement des Éditeurs de contenus et de Service en Ligne – GESTE -, ex-directeur des rédactions de ZDnet, CNETFrance et Gamekult).

Lanceurs d’alerte : état des lieux, préconisations, actions. Avec RSF. 11h00 – 12h30
Avec Patrick Apel-Muller (directeur de la rédaction de L’Humanité), Rémy Garnier (lanceur d’alerte – Affaire Cahuzac -, ancien vérificateur fiscal d’Agen), Stéphanie Gibaud (lanceuse d’alerte, Affaire UBS), Eloise Lebourg (journaliste et gérante de Mediacoop), Corinne Lepage (présidente, Le Rassemblement Citoyen – Cap21 et avocate).

Les journalismes

COP21, quel bilan éditorial trois mois après ? 9h30 – 11h00
Jean-Baptiste Comby (maître de conférences à l’Institut français de presse de l’université Paris 2), Catherine Guilyardi (journaliste, réalisatrice de documentaires pour la BBC et France Culture, auteure du livre Que feriez-vous si vous saviez ? aux éditions Le Pommier), Anne-Sophie Novel (Place To B), Emile Palmantier (Radio Campus France). Animé par Geneviève De Lacour (Association des journalistes environnementaux).

Le photojournalisme se réinvente. Avec l’AFP. 11h00 – 12h30
Avec Molly Benn (chargée de la communauté francophone sur Instagram), Michel Diard (membre de la Scam), Francis Kohn (directeur de la photographie à l’AFP en France et à l’International), Jean-François Leroy (directeur et fondateur de Visa pour l’image), Béatrice de Mondenard (journaliste, auteure du rapport de la Scam « Photojournaliste, une profession sacrifiée »), Pierre Morel (photojournaliste). Animé par Wilfrid Estève (président de l’association RUP FreeLens, directeur du Studio hans lucas).

Mise en place d’une dynamique locale autour des médias citoyens participatifs.
Avec l’Université Populaire pour une Information Citoyenne (UPIC) 9h00 – 12h30

Nouvelles pratiques

Des incubateurs pour les médias ? 11h00 – 12h30
Avec Jean-Cristophe Boulanger (président du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne – SPIIL -, PDG de Contexte), Émilie Friedli (directrice adjointe de Créatis, résidence d’entrepreneurs culturels), Nathalie Guicherd, responsable incubateur des start-ups, Groupe Amaury), Mael Inizan (innovation programs manager, NUMA), Johan Weisz-Myara (fondateur de StreetPress et co-fondateur de Media Maker). Animé par Ziad Maalouf (journaliste, présentateur et producteur de l’émission l’Atelier des médias, RFI).

Drones : quelle valeur ajoutée pour l’info ? 11h00 – 12h30
Avec Antoine Machon et Antoine Lagarde (ingénieurs, fondateurs de Dronecontrast), Benjamin Turquier (responsable du pôle vidéo de L’Express.fr). Animé par Arnaud Mercier (professeur à l’Institut Français de Presse, président du site d’information theconversation.com/fr, responsable de l’Observatoire du Webjournalisme).

VENDREDI 11 MARS

Nouvelles pratiques

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Data reporters, quelle plus-value pour une rédaction ? 9h30 – 11h00
Avec Marie Coussin (data journaliste, Askmedia), Nicolas Kayser-Bril (fondateur de journalism++), Sylvain Lapoix (data journaliste et co-auteur de #Datagueule, France 4), Cédric Rouquette (journaliste, fondateur de l’agence CReaFeed, directeur des études au CFJ Paris).

Comment le journalisme regarde ailleurs pour innover ? Avec l’EPJT. 11h00 – 12h30
Bastien Kerspern (game designer pour Casus Ludi) et Alexandre Leray (graphiste open source). Animé par Benoit Renaudin et Nicolas Sourisce de l’Ecole publique de journalisme de Tours.

Ateliers Recherche. Avec le Comité Recherche des Assises.

Actionnariat de presse et transformations du journalisme. 9h30 – 11h00
Avec Claire Blandin (maître de conférence en Histoire contemporain UPEC – CRHEC), Rodney Benson (Université de New York), Matthieu Lardeau (Université de Clermont-Ferrand) et Julie Sedel (maître de conférence en sociologie et en science politique (Université de Strasbourg)).

Le média comme marque. 11h00 – 12h30
Avec Caroline Marti (maître de conférence au Celsa), Alan Ouakrat (chercheur post doctoral Université de Lorraine) et Valérie Patrin-Leclère (maître de conférence Celsa). Animé par Antoine Boilley (secrétaire général de France Télévisions).

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Francophonie

La langue française, respect ! Un impératif pour les journalistes. Avec l’Ucp2f et l’Uipf. 9h30 – 11h00
Avec Jean-Pierre Colignon (journaliste, ancien correcteur du Monde), Patrice Gelinet (membre du CSA, en charge de la langue française et de la francophonie, de l’outre-mer et de la radio), Aurore Vincenti (linguiste, chroniqueuse dans l’émission Agora, France Inter). Présenté par Jean Miot (vice-président de l’Union internationale de la presse francophone). Animé par Romain Hugon (journaliste, délégué de l’Union des clubs de la presse de France et francophone).

Les journalismes

Actualité internationale : la nécessité de l’information citoyenne. Avec Médias Citoyens. 9h30 – 11h00
Avec Radjaa Aboudagga (journaliste, ancien correspondant à Gaza), Rafika Bendermel (journaliste, fondatrice du Tunisie Bondy Blog), Garance Le Caisne (journaliste indépendante, auteure de Opération César, Au coeur de la machine de mort syrienne), Julien Pain (rédacteur en chef et créateur des Observateurs, France 24), Youcef Seddik (journaliste, directeur du Centre de Presse d’Alep). Animé par Thierry Borde (journaliste, animateur et fondateur de Médias Citoyens).

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Médias des villes, médias des champs, les médias de proximité en zones urbaines et rurales. Avec la Coordination Permanente des Médias Libres. 11h00 – 12h30
Avec Laurent Cougnoux (Le Lot en Action), François Malabave (Radio Fréquence Mistral), Nordine Nabili (journaliste, Bondy Blog), Jean-Noël Robillard (TV Bruits). Animé par Eloise Lebourg (journaliste, gérante de Mediacoop).

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LES DÉBATS PUBLICS

MERCREDI 9 MARS

L’éducation aux médias hors de France. 14h00 – 15h45
Avec Evelyne Bévort (EuroMediaLiteracy, ancienne directrice déléguée du Clemi), Aralynn McMane (directrice exécutive Worls Association of Newspapers and News Publishers), Nic Nickels (secrétaire général Editpress), Dr Ida Pöttinger (représentante du comité Global Media Literacy de l’Association pour l’éducation aux médias), Patrick Verniers (président du Conseil supérieur de l’éducation aux médias). Animé par Albéric de Gouville (rédacteur en chef France 24 et vice-président de la Maison Des Journalistes).

Ils ont innové cette année. 14h00 – 15h45
Avec Sylvain Attal (directeur adjoint chargé des nouveaux média France 24/ partenariat avec Mashable), Raphaël Garrigos (journaliste, cofondateur de Les Jours), Didier Pourquery (directeur de la rédaction The Conversation) et Alexandre Michelin (directeur de Spicee). Animé par Alice Antheaume (directrice adjointe de l’école de journalisme de Sciences Po Paris).

Des rédactions à l’image de la société ? 16h00 – 17h45
Avec Florian Bardou (journaliste pigiste, représentant de l’Association des Journalistes LGBT), Marc Epstein (président de la Chance aux Concours), Mémona Hintermann-Affejee (membre du CSA, grand reporter à France 3 jusqu’en 2013), Widad Ketfi (journaliste, pigiste au Bondy Blog), Wassim Nasr (journaliste, Les Observateurs & Pas 2 Quartier, France 24), Catherine Puiseux-Kakpo (présidente du Comité diversité du groupe TF1). Animé par Rachid Arhab (écrivain, ancien journaliste et ex-membre du CSA).

Infomédiaires et médias : quel partage de la valeur ? Avec Les Entretiens de l’Information et l’INA. 16h00 – 17h45
Philippe Colombet (Google), Johan Hufnagel (Directeur de la rédaction de Libération), David Lacombled (directeur délégué à la stratégie des contenus chez Orange), Clara Schmelck (Intégrales magazines), Nikos Smyrnaios (Université de Toulouse) et Sebastien Soriano (président de l’Arcep). Animé par Jean-Marie Charon (chercheur associé à l’EHESS et président de la CNMJ).

Comment lutter contre les théories du complot ? 18h00 – 20h00
Agathe André (journaliste à Charlie Hebdo et présidente de Dessinez Créez Liberté), Luc Hermann (journaliste-producteur, PREMIÈRES LIGNES), Thomas Huchon (réalisateur #ConspiHunter, Spicee), Daniel Schneidermann (fondateur d’@rrêt sur images).

 

JEUDI 10 MARS

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Quatre chaînes tout info, est-ce trop ? 14h00 – 15h45
Avec Hervé Beroud (directeur de la rédaction, BFMTV), Nicolas Charbonneau (directeur adjoint de l’information, TF1), Guillaume Zeller (directeur de la rédaction d’ITélé). Animé par Laurence Benhamou (chef du service Médias, AFP).

Rencontre étudiants – employeurs. 14h00 – 15h45
Avec Laurent Drezner (secrétaire général des rédactions de BFMTV et BFM Business), Valérie Lelasseux (chargée du recrutement à la Nouvelle République), Rémi Monnier (secrétaire général de Sud-Ouest) et Eric Thomas (chargé du recrutement de l’AFP). Animé par Marie-Christine Lipani (IJBA Bordeaux / Mica) et les étudiants des écoles de journalisme reconnues par la profession.

L’Observatoire de la Déontologie de l’Information présente son 3e rapport annuel. 14h00 – 15h45
Avec Bernard Angaud (président de la société des lecteurs du Monde), Michèle Léridon (directrice de l’information de l’Agence France Presse) et Marie-Christine Saragosse (présidente de France Médias Monde). Présenté par Patrick Eveno (président de l’Observatoire de la déontologie de l’information).

Le baromètre social des Assises du journalisme. Bilan de l’emploi des journalistes en 2015. 16h00 – 16h15
Animé par Jean-Marie Charon (chercheur associé à l’EHESS et président de la Conférence nationale des métiers du journalisme).

Concentration, indépendance, secret des sources, les grands dossiers de l’année. 16h15 – 17h45
Avec Patrick Bloche (député, président de la Commission des affaires culturelles), Marie-Anne Chapdelaine (députée), François Ernenwein (rédacteur en chef La Croix), Laurent Joffrin (directeur de publication Libération), Vincent Lanier (premier secrétaire général du SNJ). Animé par Richard Sénéjoux (Télérama).

Journalisme, terrorisme, état d’urgence. Avec RSF. 18h00 – 20h00
Avec Christophe Deloire (secrétaire général de Reporters Sans Frontières), Eric Valmir (chef du service reportage de France Inter).

 

VENDREDI 11 MARS

Quel est le prix de l’info sportive ? Avec l’Agence France Presse (AFP). 14h00 – 15h45

Avec Vincent Duluc (journaliste à L’Equipe), Florent Gautreau (journaliste RMC info), Didier Lauras (chef du département sport de l’AFP), Jean-Marc Michel (président de l’Union des journalistes de sport en France) et Karim Souanef (sociologue).

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Médias et laïcité. 16h00 – 17h45
Avec Jean-Louis Bianco (Observatoire de la Laïcité) Jean Birnbaum (directeur du Monde des Livres), Christophe Habas (Grand Orient de France) et Jean-François Kahn (journaliste et écrivain).

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Le Grand reportage : quels regards sur les migrants ? Avec l’Institut national de l’audiovisuel (INA). 18h00 – 20h00
Edith Bouvier (journaliste indépendante), Géraldine Poels (Responsable de la valorisation scientifique INA), Olivier Poujade (grand reporter France Inter), Phiippe Rochot (grand reporter), Christophe Stramba-Badiali (photojournaliste). Animé par Patricia Loison (journaliste France 3).

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LES SOIRÉES

Soirée d’ouverture « Le Prix de l’info »

Avec Julia Cagé (professeur d’économie à Sciences Po Paris), François D’Orcival (Presse et Pluralisme), Jacques Trentesaux (L’Express).

Débat et présentation de l’enquête exclusive Harris Interactive avec Presse et Pluralisme. Mercredi 9 mars, 20h30 – 22h30.

Remise des prix des Assises du journalisme par Laurent Joffrin,

Jeudi 10 mars, 20h30 – 22h30, à l’Hôtel de ville de Tours.

Interview à front renversé

Les journalistes face aux politiques. Vendredi 11 mars, 20h30 – 22h30.

ET AUSSI…

 

« Capa et la couleur » au Château de Tours. 25, avenue André Malraux. 37000 Tours. Visite privée proposée par l’équipe du Jeu de Paume, le vendredi 11 mars de 13h à 14h (réservation : administration@journalisme.com).

Salon du livre du journalisme. Rencontre avec les auteurs des livres qui font l’actualité avec la libriairie La Boîte à Livres. Du mercredi au vendredi au centre de congrès Vinci.

Exposition #jedessine en partenariat avec Dessinez, créer, liberté. Exposition de dessins reçus à la rédaction de Charlie Hebdo après les attaques de janvier. Dans le péristyle de l’hôtel de ville, du 8 au 13 mars.

Exposition Reporters sans frontières, 30 ans de campagnes en partenariat avec RSF. Sur le Boulevard Heurteloup du 9 au 11 mars.

Reportage pour mémoire de Philippe Rochot en partenariat avec Les promenades photographiques de Vendôme. Sur l’Avenue André Malraux, du 8 au 13 mars.

L’oeuvre-monument « Anything to say ? » de l’artiste Davide Dormino. Sur le parvis de la gare de Tours du 8 au 13 mars.

Les collages du collectif de photojournalistes #Dysturb. Dans plusieurs espaces publics de la ville à partir du 9 mars.

Démonstration de drone journalisme. Le jeudi de 12h30 à 13h30, au centre de Congrès de Vinci.

Présentation du dépôt légal du web à l’INA. Le jeudi de 12h30 à 13h30, au centre de Congrès de Vinci.

Le programme en PDF

Télécharger le programme complet en cliquant ici.
Le résumé du programme est disponible ici.

Prix & Jury

Les Assises du journalisme sont l’occasion de récompenser des projets et publications journalistiques. Au programme : les traditionnels Prix des Assises du journalisme, mais aussi plusieurs autres récompenses liées à l’éducation aux médias.

Prix des Assises du journalisme

Chaque année, l’association Journalisme et citoyenneté couronne le meilleur des enquêtes et des reportages publiés dans la presse ou en librairie. Pour la 10e édition cette année, pas moins de quatre prix seront remis. Le jury peut également décider de remettre un prix spécial. Le jury de ces Assises 2017 est composé d’étudiants issus des 14 écoles de journalisme reconnues par la profession. Il est présidé par Anne-Claire Coudray.

Le Grande prix « journalisme de l’année »

Ce premier prix sera décerné au journaliste, ou à la rédaction, qui aura le mieux incarné le journalisme et ses valeurs.

  • La rédaction de Nice Matin pour sa couverture de l’attentat du 14 juillet à Nice.
  • Sammy Ketz et le bureau de l’AFP de Beyrouth, pour sa couverture de la guerre en Syrie, et notamment la bataille d’Alep.
  • La rédaction d’i-Télé pour son combat collectif en faveur de l’indépendance éditoriale des rédactions.
  • David Thomson, journaliste à RFI, pour son travail sur le Jihad, notamment son enquête « Les revenants ».
  • Édouard Perrin, Premières Lignes, Cash Investigation, pour ses enquêtes sur les pratiques fiscales (Luxleaks) et son travail sur les Panama Papers.
Le prix des Assises, catégorie « Journalisme »
  • Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, aux éditions Don Quichotte, 2016.
  • Aude Lancelin, Le monde libre, aux éditions Les liens qui libèrent, 2016. Prix Renaudot de l’Essai 2016
  • Claude Angeli et Pierre-Edouard Deldique, Les Plaisirs du journalisme, aux éditions Fayard, 2016.
Le prix des Assises, catégorie « Recherche »
  • Camille Dupuy, Journalistes, des salariés comme les autres ?, aux éditions PUR, 2016.
  • François Robinet, Silences et récits. Les médias français à l’épreuve des conflits africains, INA Editions, 2016.
  • Marlène Coulomb-Gully, 8 femmes sur un plateau. Télévision, journalisme et politique, Nouveau monde éditions, 2016.
  • Marie-Soleil Frère, Journalismes d’Afrique, Bruxelles, De Boeck, 2016.
Enfin, le prix « Enquête et reportage »
  • Karam Al-Masri et Rana Moussaoui, Couvrir Alep, la peur au ventre et le ventre vide, AFP.
  • Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, i-Télé, une rédaction sous vide, Les Jours.
  • Richard Sénéjoux, Panama Papers, Luxleaks, Football Leaks… Quand les journalistes jouent collectif, Télérama.

Prix Éducation aux médias & Prix jeunesse de Tours

Valoriser l’éducation aux médias est l’un des objectifs des Assises du journalisme. Plusieurs prix sont donc remis lors d’une journée en partie dédiée à l’éducation aux médias.

Les Prix Éducation aux médias récompensent plusieurs projets menés en 2016. Le jury est composé de journalistes, d’enseignants d’écoles de journalisme et d’élèves.
Sont décernés :
– le Prix Éducation aux médias web et presse en ligne,
– le Prix Éducation aux médias presse écrite,
– le Prix de l’Initiative associative.

Drones : quand le journalisme s’envole

Déjà évoqué en 2013 lors des Assises du journalisme, l’usage des drones dans le journalisme revient sur le devant de la scène cette année. L’occasion de se pencher sur une pratique qui n’est plus si nouvelle en France. 

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