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(Photo : Alice Blain)

Retrouvez l’essentiel de la conférence « Carte blanche à Gérald Bronner »
Animé par Gérald Bronner, sociologue, professeur à l’université Paris-Diderot et membre de l’Institut.

LES ENJEUX

La méfiance généralisée contre les journalistes s’appuie sur un « récit » qui explique que les médias ont les mêmes intérêts. Gérald Bronner s’est intéressé aux causes de cette situation.
La croissance de la disponibilité de l’information pose problème. Pour Gérald Bronner, il y a eu une « dérégulation du marché de l’information » provoquée par la concurrence des propositions. « Comment réguler ces informations, sans proposer des lois liberticides? »

CE QU’IL A DIT

Gérald Bronner : « Peu importe les divergences éditoriales, rien n’y fait, l’impression persistante de coordination reste. »  

« Il y a eu une dérégulation massive du marché de l’information qui a pour conséquence de mettre en concurrence tous les points de vue. C’est un phénomène historique. »  

« Les informations que nous recevons sont traitées par nos cinq sens. Pour les comprendre, il faut reconstruire cette spatialité. Elles passent par le cadre d’une interprétation. Ce cadre nous empêche de penser objectivement. Pour finir, il faut savoir traiter les informations en se méfiant des intuitions trompeuses.  »

À RETENIR

La solution face à cette dérégulation du marché de l’information, selon Gérald Bronner, est de faire sa « déclaration d’indépendance mentale ». Admettre que le cerveau humain se trompe souvent. Une collecte d’information par nos sens erronée, l’influence des cadres culturelles et un mauvais traitement de l’information peuvent mener à des erreurs d’appréciation des événements.

Mathilde WARDA