Retrouvez le compte-rendu de la conférence de cette dixième édition des Assises : « Le Pen, portraits de famille ».

L’objet de la conférence : comment la famille Le Pen a occupé le paysage politico-médiatique français ? Photo : Martin Esposito

 

LES ENJEUX

Trois auteurs ayant enquêté sur le Front National (FN) sont venus débattre de la famille Le Pen. Leur volonté ? Comprendre comment cette petite dynastie a occupé et occupe toujours le paysage politico-médiatique français. Chacun s’est concentré sur un aspect de cette famille unique : du château de Montretout jusqu’à la réinfosphère en passant par la jeune figure du parti, Marion Maréchal Le Pen.

 

CE QU’ILS ONT DIT

Olivier Baumont : « Montretout est un passage obligé pour les journalistes couvrant l’extrême droite. Cette maison est un personnage à part entière du parti. Marine Le pen est une enfant de 1968. Elle a un mode de vie libertaire, assez bobo. C’est très compliqué quand on s’appelle Le Pen de sortir de la politique et de l’extrême droite. »

David Doucet: « Marine Le Pen est aux antipodes de son père. Elle n’a pas la même idéologie d’extrême droite que lui. Elle a baigné dans un environnement xénophobe, mais elle n’a pas forcément été “convertie” par son père. Très longtemps, elle n’a pas souhaité faire de politique. Il faut recouper les faits et pas les a priori. »

Michel Henry : « Le FN fonctionne comme un râteau, Florian Phillipot ratisse à gauche, Marion Maréchal le fait à droite. Cela élargit le spectre électoral du parti. Il faut apporter des faits sur le FN. »

 

À RETENIR

De la promotion pour les auteurs et quelques punchlines ! Petit florilège : « Le sort des dauphins, c’est parfois de s’échouer.  » (Jean-Marie Le Pen, ici cité par Olivier Baumont, à propos de Florian Phillipot.) « Les amitiés d’hier sont les mis en examen d’aujourd’hui. » David Doucet, à propos des amis de Marine Le Pen. A part ça, une volonté de laisser le lectorat se faire son opinion. Tout comme l’intervention d’un sympathisant FN qui n’est pas parvenu à poser sa question, surtout parce qu’il n’en avait pas.

Corentin Dionet