Retrouvez l’essentiel de la conférence : « Francophonie online : des médias à découvrir ».

Lors de la conférence sur les médias francophones, les différents intervenants ont exploré des pistes pas encore exploitées par leurs homologues français. Photo Martin Esposito

 

La conférence était animée par le journaliste Alain Le Gouguec. Sont intervenus Gabrielle Brassard-Lecours, cofondatrice de Ricochet, Malek Khadraoui cofondateur et directeur de la publication d’Inkyfada, Mariève Paradis, rédactrice en chef de Planète F et Patrick Vallelian directeur général et rédacteur en chef de Sept.info.

 

LES ENJEUX

Tous les médias francophones font face à des mutations de leur lectorat. Mais tous rivalisent en créativité pour attirer leurs lecteurs, entre formats différents et nouvelle manière de proposer l’information. Quatre représentants de médias francophone en ligne sont venus présenter leurs créations et leurs visions.

 

CE QU’ILS ONT DIT

 

Malek Khadraoui : « Nous sommes des médias qui avons les même âge et la dimension graphique est au coeur de nos projets. Chez Inkyfada, nos graphistes participent aux conférences de rédactions et travaillent avec nos rédacteurs. C’est une culture spécifique à notre site. »

Patrick Vallelian : « Nous allons à contre-courant de ce qui se fait sur le web. Nous proposons des formats long alors qu’il vaut mieux que ce soit court. Nos lecteurs doivent payer alors que certains estiment qu’il faut proposer des contenus gratuits. Mais nous, nous avons décidé également avec notre site web de créer un mook, cela permet de faire un parallèlle entre notre site et nos rares productions sur papier. »

Mariève Paradis : « Je suis également la directrice de mon site. Mais je remarque une chose, c’est que les journalistes ont fui le champ du marketing. Nous avons l’impression que les journalistes ne veulent pas faire ce travail et qu’ils privilégient plus le contenu. Or c’est à eux de vendre ce qu’ils font. »

Gabrielle Brassard-Lecours : « Au Québec, nous avons remarqué qu’il y avait seulement quelquels médias qui maintenait une certaine homogénéité. Chez Ricochet, nous ne demandons pas à ce que les gens appliquent des ordres, mais plutôt qu’ils aient un esprit critique sur le sujet qu’ils veulent traiter. »

 

CE QU’IL FAUT RETENIR

 

Les représentants des nouveaux médias francophones estiment qu’il faut changer les formats sur le web. Il faudrait préférer la slow information. Mais il pense que les journalistes ne doivent pas s’enfermer et faire simplement du contenu, et également faire un peu de marketting car c’est à eux de vendre leurs articles. Enfin, sur la manière de présenter l’information, il faut innover dans les formats et privilégier plus d’initiatives comme la réalité augmentée, ou encore privilégier un peu plus l’utilisation du son.

Bastien Bougeard