La collaboration avec l’étranger : quels bénéfices pour la formation des journalistes ?

Hamida El Bour et Nicolas Sourisce, directeurs de l’IPSI et de l’EPJT, expliquent pourquoi les partenariats avec l’étranger sont utiles pour former les journalistes.

« Indépendance », « respect des sources », « humilité », « honnêteté »… Voilà selon Hamida El Bour et Nicolas Sourisce, directeurs de l’IPSI et de l’EPJT, deux valeurs fondamentales que les journalistes doivent avoir et qu’ils transmettent à leurs étudiants.

Selon les responsables des écoles de journalisme de Tunis et Tours, qui travaillent ensemble pour la première fois dans le cadre de ces Assises, la collaboration internationale est capitale. « Ce sont des initiatives qui permettent d’avoir ce regard croisé sur la pratique journalistique », explique ainsi Hamida El Bour. « La base du journalisme, c’est de s’ouvrir aux autres. Cela permet un échange entre les étudiants sur les différentes pratiques, et entre les enseignants ici », ajoute Nicolas Sourisce.

Cette première collaboration franco-tunisienne pourrait d’ailleurs ne pas être la dernière, les deux écoles travaillant sur un partenariat pour l’avenir.

Tiffany Fillon

Aux Assises, Youssef Chahed dit viser « une amélioration des conditions des journalistes »

Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed s’est exprimé, jeudi, après son intervention lors de l’ouverture des Assises du journalisme de Tunis, sur le chemin à parcourir pour que les journalistes puissent exercer leur métier correctement.

En pleine création d’un nouveau parti et suspecté d’avoir provoqué un remaniement ministériel pour éviter d’examiner un projet de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, a affirmé sa volonté d’agir en faveur de la liberté de la presse en Tunisie. Alors que le pays n’atteint que la 97e place en termes de liberté de la presse selon le classement 2018 de Reporters sans frontières (RSF), le chef du gouvernement, conscient des problèmes et des préoccupations des journalistes, s’est voulu rassurant.


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